FEDERATION FRANCAISE D'ETUDES ET DE SPORTS SOUS-MARIN
Mémoire Entraîneur fédéral 2éme degré
ORGANISATION,
GESTION,
ET CONDUITE
D'UNE EQUIPE DE FRANCE
DE HOCKEY SUBAQUATIQUE
Laurent DUBOST MAI 1993
ORGANISATION, GESTION ET CONDUITE D'UNE EQUIPE DE FRANCE
DE HOCKEY SUBAQUATIQUE
I - Prise en charge, état des lieux
II - Pré-sélection, constitution du Club France
a) vers des critères de sélection
b) de l'information et du rôle des sélectionneurs régionaux
c) accueil des nouveaux membres
III - Objectifs et évolutions tactiques
a) généralités
b) un programme pour 92-94
IV - Objectifs et évolutions techniques
V - Objectifs et évolutions Physiques
a) généralités
b) de l'échauffement avant match
VI - Objectifs et évolutions psychologiques
VII - Et la logistique ...
a) choix des piscines, hébergement
b) matériels
c) compte-rendu de stage
VIII - Et tout le reste ...
a) le suivi médical
b) l'arbitrage
c) la formation
IX - Les résultats des grandes compétitions ...
a) Charleroi 1991
b) Wellington 1992
c) Sheffield 1993
X - Conclusion
ANNEXES
Annexe 1 : Fiche de suivi joueur
Annexe 2 : Critères de sélection
Annexe 3 : Zones de responsabilité
Annexe 4 : Descriptif geste technique
Annexe 5 : Préparation physique
Annexe 6 : Compte rendu type
Annexe 7 : Documents médicaux
I Etat des lieux - Prise en charge de l'équipe
Au cours de la réunion du collège technique national des 7 et 8 juillet 199O, une nouvelle équipe d'entraîneur était retenue. Parmi les objectifs fixés pour ce mandat de 2 ans, on retiendra :
- conforter la progression enregistrée lors des championnats du Monde
- donner une plus grande maturité tactique à l'équipe
- augmenter la cohésion du groupe
- développer la prise de responsabilité des joueurs
- renouveler l'effectif, source d'émulation
Des moyens furent identifiés:
- management de type participatif, pour une plus grande implication des joueurs
- identifier des principes tactiques de base, pour une application sans "états d'âme"
- créer une Coupe de France des Régions (création d'équipes régionales = augmentation du "réservoir")
Par ailleurs et d'entrée de jeu les 2 entraîneurs-sélectionneurs ont voulu affirmer leur solidarité et valoriser le rôle des sélectionneur régionaux.
Un courrier adressé aux sélectionneurs régionaux dès l'été 1990 confirmait la nécessité "d'augmenter le nombre de jeunes joueurs" en leur demandant d'axer leur sélection sur les critères suivants :
- jeunesse
- potentiel physique important
- enthousiasme
- disponibilité
- vécu en sports collectifs
Et en comprenant bien l'esprit coupe de France de Régions : créer une dynamique régionale propre à développer le potentiel de joueurs .Annexé à ce document, une fiche de renseignement joueur avait été proposée (cf. annexe 1).
Par décision du collège technique, un entraîneur responsable de la préparation physique fut nommé.
BASE D'ORGANISATION DES STAGES
Sur la base de 3 stages de week-end et d'un stage long suivi d'un stage de sélection, la préparation de l'équipe de France a généralement privilégié le jeu et le travail tactique, il était entendu que physique et technique devait être travaillé dans les clubs.
Lors du premier mandat, un intendant prenait en charge l'organisation matérielle des stages; ce poste fut ensuite supprimé et au fil du temps une trop grande autonomie des cadres techniques s'est avérée nécessaire (Recherche de piscine, hébergement, convocation, arbitrage, compte rendu technique et administratif, ...), représentant une charge de travail importante.
Quant aux lieux de réalisation de ces différents stages, il est clair qu'ils deviennent de plus en plus difficiles à identifier (pression du public, sollicitation systématique des mêmes piscines). Un recadrage s'avère nécessaire et la création d'un poste d'expert logistique s'avère Souhaitable. Sa première mission pourrait être de réaliser un inventaire précis des piscines utilisables pour les stages "Equipe de France" et les principales compétitions nationales.
ENCADREMENT TECHNIQUE
L'encadrement technique fut assuré lors du premier mandat par 2 entraîneurs. Compte tenu de la multiplicité des stages et du nombre de tâches à assurer, il s'est avéré nécessaire de renforcer cet encadrement afin d'obtenir une meilleure efficacité au travers de la présence de 3 entraîneurs à chaque stage, une meilleure complémentarité au travers d'une spécialisation des taches, une préparation plus complète et un suivi plus efficace des joueurs.
Au cours des derniers stages, le principe d'une répartition en 3 groupes de 7 à 8 joueurs a permis de donner un bon équilibre et une efficace utilisation du temps. Chaque entraîneur fut responsable de l'obtention d'un objectif technique et de l'évaluation de son groupe.
En conclusion, il est souhaitable de maintenir cette organisation
(1 entraîneur, un adjoint, 2 entraîneurs en formation) car elle offre à la fois une garantie d'efficacité pendant la durée des stages et une possibilité de formation progressive de l'encadrement, synonyme de continuité.
II PRESELECTION, CONSTITUTION DU CLUB FRANCE
2-1 Vers des critères de sélection
En complément des critères de sélection transmis aux sélectionneurs régionaux, dès l'été 1990, il est vite apparu nécessaire d'informer les joueurs quant aux qualités recherchées et les bases sur lesquelles nous évaluerions leurs performances.
A cette fin et dès le second stage un document résumant les qualités demandées à un International de Hockey Subaquatique fut distribué aux joueurs (cf. annexe 2). Ce document reste globalement d'actualité et moyennant quelques modifications et effets de présentation, il pourrait constituer la base d'un module d'auto-évaluation (et donc d'auto- motivation) pour les joueurs.
2-2 De l'information des sélectionneurs régionaux
Au- delà des tâtonnements initiaux sur la forme que devait prendre l'information relative aux déroulements des stages de France, il est à l'expérience de ces trois années, possible d'émettre les avis et propositions suivantes:
- si l'information régulière des régions constitue une obligation bien comprise, elle devrait maintenant être doublée d'une réciprocité plus effective (changement du sélectionneur régional, résultats des stages régionaux, informations sur l'arrivée future de nouveaux joueurs, coopération des internationaux à la promotion régionale du hockey subaquatique, ...);
- le sélectionneur-entraîneur régional doit être une "locomotive" pour un développement en région du hockey subaquatique, à ce titre et au travers de sa capacité à animer une équipe régionale compétitive et sachant sportivement bien se comporter lors des coupes de France des Régions, il pourrait être envisager qu'il s'agirait là d'une étape préalable à un "emploi" au plan national;
- dans le même ordre d'idée, il pourrait être envisagé de créer une structure de concertation entre les entraîneurs régionaux, au rythme d'une réunion par an afin de provoquer des échanges, une réelle émulation et initier une progression tactique globale.
2-3 Accueil des nouveaux membres au sein du Club France
Après 3 saisons de pratique, environ 50 joueurs ont, une fois au moins, participé à un stage Equipe de France .Dans le même temps et sur la base de 2O joueurs par stage, il est clair qu'une quinzaine de joueurs tout au plus, ont "trustés" une grande partie des places offertes.
Si les entraîneurs ont toujours insisté auprès des anciens sur leur responsabilité pour accueillir et intégrer les nouveaux, nous avons pu constater que:
- cette intégration était d'abord fonction des capacités du nouveau lui même à aller au devant des autres, à être curieux de l'expérience des anciens, - la présence d'autre joueur du même comité, de surcroît ancien, était un facteur essentiel (nouvelle justification d'un nécessaire dynamisme régional);
- de la même façon un joueur au niveau physique ou technique insuffisant éprouvera beaucoup plus de difficultés à se faire accepter par le groupe (la préparation en région doit être de qualité).
En dernier lieu, il me semble nécessaire de mentionner
que la très grande majorité des joueurs souffrent d' un manque de vécu en sport
collectif, rendant difficile la mise en harmonie et l'efficacité du groupe; que
4 stages par an ne peuvent pas réellement et rapidement corriger
III- OBJECTIFS ET EVOLUTIONSTACTIQUES
3-1 GENERALITES
A l'origine, l'objectif essentiel était de façonner une tactique spécifique à l'équipe de France, un style France et non plus se contenter de réunir les meilleurs joueurs de France.
Cet objectif représente un travail de longue haleine car compte tenu du faible nombre de stages; du fait que dans leurs clubs respectifs, les joueurs ne disposent pas toujours de coéquipiers de niveau suffisant ou appliquent une tactique différente; une "homogénéisation" tactique est difficile.
Cependant après presque trois années d'effort, quelques signes encourageants sont effectivement perceptibles:
- les principes tactiques de base sont compris par le groupe et généralement appliqués, même par les joueurs lors de leur première participation;
- la tactique "Equipe de France" est reprise (partagée) dans ses grands principes, par les meilleurs clubs de France;
- les principes tactiques de base étant acquis, il devient possible, lors de chaque stage, d'apporter, d'imposer une idée, une règle tactique supplémentaire.
Dès l'origine du mandat, quelques règles tactiques essentielles ont sans cesse été promues :
-le Hockey subaquatique est un sport collectif (à chacun sa place, à chacun son rôle, aucun "Zorro" ne peut sauver une équipe),
-les règles tactiques doivent être strictement appliquées surtout lorsque cela va mal et qu'il convient de reprendre le contrôle du jeu,
-à contrario en position dominante, il convient de savoir faire preuve d'imagination pour déstabiliser le dispositif défensif des adversaires,
- pour accélérer le jeu, il faut passer le palet plus vite et non pas palmer plus longtemps,
- à tout moment il faut se positionner par rapport au jeu, à ses partenaires, au fond comme en surface.
3-2 UN PROGAMME POUR L'EQUIPE DE FRANCE
TACTIQUE DEFENSIVE
Le mondial 92 ayant démontré un réel progrès de l'équipe de France en matière de rigueur défensive, le schéma de principe ci- dessous sera maintenu. Ce schéma prévoit une défense ultime assurée par l'arrière et les 2 pivots, un blocage des initiatives adverses et une reprise de la maîtrise du jeu par les ailes. Les avants assurent un pressing défensif, "destructif" à 3-4 m de la ligne de but et pratiquent un "sandwich" systématique.
TACTIQUE OFFENSIVE
Le mondial 92 a montré une trop faible efficacité en attaque. En conséquence, il a été décidé de renforcer le pôle d'attaque (3 avants) et de symboliser la stratégie d'attaque par le schéma de principe ci-dessous. Ce schéma impose de travailler des combinaisons rapides et de développer une réelle complicité entre avants.
LIAISONS AVANTS -ARRIERES
Outre l'absolue nécessité de ne plus gâcher aucun palet (ne jamais balancer n'importe où), il a été signifié aux joueurs qu'à proximité du but adverse, les avants doivent savoir prendre leurs responsabilités pour marquer mais aussi savoir redonner de "l'air" au jeu pour déstabiliser la défense adverse par la mise à contribution des pivots et arrière pour une rapide circulation du palet d'une aile à l'autre.
Afin de conforter les joueurs sur la notion de zone de responsabilité, différents schémas de principe leur furent proposés (cf. annexe 3).
IV-OBJECTIFS ET EVOLUTIONS TECHNIQUES
La brièveté des stages ne permet en règle générale pas le travail des techniques individuelles. Ce travail doit être effectué dans les clubs.
Un minimum technique (4-5 gestes de base) est exigé de chaque joueur et pour le groupe de base du club France, ce minimum est atteint.
Aujourd'hui, l'objectif à atteindre est celui de tenter et de réussir ces gestes et ces tirs en condition de match, sous pression des adversaires.
Afin de permettre la diffusion de ces gestes techniques, un modèle de fiches descriptives a été mis au point et quelques fiches ont été établies (cf. annexe 4).
On notera cependant que les fonctions de cadre technique ont été, jusqu'à ce jour, assurés par d'anciens joueurs maîtrisant surtout les techniques d'arrière. Il va rapidement être nécessaire de développer un soutien technique spécifique aux gestes d'avant (reprise de palet venant de l'arrière par exemple)
La réelle diffusion de ces techniques nécessiterait la réalisation d'un vidéogramme éducatif doté de commentaires très précis. Ceci représente un travail très important, qui est prêt à s'en charger?
V - OBJECTIFS ET EVOLUTIONS PHYSIQUES
a) généralités
La préparation physique des joueurs a de tout temps constitué un objectif prioritaire : sans un niveau physique suffisant, un joueur n'a aucune chance de s'imposer et de pouvoir progresser tactiquement, en harmonie avec le groupe France.
Bien souvent, les joueurs sont entre eux bien plus tolérants sur les aspects techniques et tactiques que sur le plan de la condition physique.
Ce caractère prioritaire a conduit à la rédaction d'un très grand nombre de document (cf. annexe 5) dont l'efficacité n'a été que partielle pour les raisons suivantes:
- pour un trop petit nombre de joueurs, le hockey subaquatique constitue réellement une discipline sportive et non une détente (cette remarque est à rapprocher de celles relatives aux modes de recrutement de nouveaux pratiquants où nous ne sommes pas encore très performants);
- sans encadrement local et parfois sans partenaires de même niveau, les joueurs n'ont pu entrer dans le jeu d'un entraînement planifié avec cycles, micro cycles, récupération, ...il est clair que seul la présence d' entraîneur de club suffisamment averti de ces questions pourra à l'avenir solutionnée ce problème;
- les moyens objectifs de contrôle de la préparation physique des joueurs manquent. Des joueurs particulièrement endurants et bien préparés physiquement (en terme de volume) peuvent se révéler moins efficaces en situation de jeu que d'autres joueurs dont l' entraînement et l'adaptation auront été beaucoup plus spécifiques; ceci ne facilite pas les sélections.
- sur 2 jours de stage, il est aisé de masquer certaines lacunes physiques.
Au delà de ces remarques, il apparaît que les deux objectifs prioritaires pour une majorité de joueurs sont:
- une meilleure maîtrise du passage de l'endurance à la résistance
- une puissance musculaire spécifique du bras.
De l'ensemble de ces remarques, il ressort que:
- sans contrôle et encadrement dans les clubs, il est difficile d'espérer voir la situation changer.
- un effort doit être fait pour fournir un module type d'entraînement, simple à comprendre, non rébarbatif et présentant pour chaque période d'entraînement des exercices à caractère diversifié et des tests simples d'évaluation.
b) de l'échauffement avant match
Le championnat d'Europe de 1991 ayant démontré quelques lacunes dans la préparation à l'affrontement que représente un match de compétition, un travail particulier a été engagé afin d'aboutir à la mise en place d'un échauffement - type que les joueurs ont pu par la suite utiliser dans leur club.
Le timing retenu fait se succéder un échauffement général et un échauffement spécifique sur un laps de temps d'environ 90 minutes.
20 minutes -------> Stretching + concentration générale
15 minutes -------> Echauffement à sec : souplesse + vitesse
(Sur rythme musical)
10 minutes -------> Préparation matériel + boisson + "toilettes"
40 minutes ------->Echauffement dans l'eau en groupe
soit : 8 minutes ----> (50 m PMT + 25 m Palmage + 25 m Ondulation ) X 5
7 minutes ----> 200 m Apnées courtes + 200 m Apnées longues
3 minutes ----> (15 m apnées rapides + 10 m surface) X 8
10 minutes ----> Echauffement "palet" individuel
10 minutes ----> Echauffement "palet" collectif (petit match)
_____
85 minutes
Il reste 5 minutes pour un dernier rappel des
consignes et une ultime concentration....
VI - OBJECTIFS ET EVOLUTIONS PSYCHOLOGIQUES DU GROUPE
Dans ce chapitre, beaucoup de choses seraient à dire tant les problèmes rencontrés ont été nombreux.
Parmi ceux-ci on pourrait citer les points suivants:
- comment former un groupe homogène ? Malheureusement le nombre trop restreint des joueurs ayant un niveau international et une certaine obligation de résultat ne permettent pas beaucoup de liberté dans ce domaine. Aujourd'hui nous avons des joueurs différents en age et donc en maturité, en "culture", en disponibilité et en ambition, ce n'est qu'avec le temps et avec l'émergence d'un vivier important de joueurs compétitifs que cette question se résolvera.
- les C.V des joueurs mentionnent rarement un passé en sport collectif. Venant de la plongée (sport détente), de la chasse ou de la nage avec palmes (sport individuel), les joueurs ont en règle général, beaucoup de difficultés à se fondre dans une dynamique d'équipe.
- il existe actuellement un antagonisme de base dans le fait que les joueurs les plus motivés et donc les plus performants, sont en règle général aussi les plus difficiles à contrôler et à faire agir dans le sens de l’intérêt général de l'équipe.
- la rareté des stages d' entraînement et du temps accordé à la vie du groupe , fait qu'il y a encore parfois une légère confusion des genres : on veut à la fois jouer, s'entraîner mais aussi se détendre et éprouver du plaisir à retrouver ses camarades. Ces attitudes tendent à disparaître au profit d'un plus net fractionnement du temps car chaque type de séquence est nécessaire.
- quel type de management pour le groupe ? Le type dictateur favorise certainement le confort du joueur (pas trop d'initiative ni de responsabilité à prendre). Le type participatif intégral présente aussi des limites, surtout dans le cas de le gestion d'un groupe collectivement peu mature.La réponses est certainement dans un juste équilibre : des objectifs clairs et partagés, une volonté ferme et une discipline bien comprise, une possibilité de s'exprimer pour tous dans un cadre bien défini et pour le bénéfice du groupe.
- tolérance et gestion dans le temps : l'entraîneur doit aussi être le moteur, l'élément régulateur du groupe : les fautes, l'attitude négative étant toujours le fait de l'autre, il convient de savoir juger et répartir équitablement les responsabilités et les fautes et bien se garder des décisions à l'emporte pièce que des joueurs bien attentionnés ou quelque peu manipulateurs tentent toujours de vous faire prendre. Il convient toujours de privilégier l'homogénéité du groupe.
Conclusion : l'encadrement d'un groupe France nécessite un temps d'apprentissage long et rendu difficile par la diversité des joueurs et de leurs caractères. Les "y a qu'a", les "faut qu'on" s'avèrent d'un rendement et d'un profit faible. Aux entraîneurs de prendre leurs responsabilités en exigeant des joueurs un minimum de discipline et de réelle motivation mais aussi de donner à chaque joueur l'envie, un jour, de prendre des responsabilités d'encadrement.
La conscience de l'esprit d'équipe, étant chez certains joueurs très faible, il s'est avéré nécessaire au travers de ces petits couplets de rappeler quelques commandements
EQUIPE DE FRANCE DE HOCKEY SUBAQUATIQUE
LES 10 COMMANDEMENTS ....
1 - Que le hockey subaquatique est avant tout un sport collectif, tu comprendras
2 - L'image d'un sportif de haut niveau, à tout moment tu donneras
3 - Physiquement prêt, toujours disponible et en mouvement, ta place tu respecteras
4 - Pour progresser et gagner, la tactique définie tu appliqueras
5 - Au plus loin de tes buts tu défendras, par les ailes, le palet tu remonteras
6 - En défense, jamais dans le centre le palet tu ne lanceras
è - Jamais en manque de technique individuelle, tu ne seras
8 - Lucide et rapide, les apnées dynamiques et les passes rapides tu privilégieras
9 - Dans ton club, ta région, le Hockey Subaquatique tu développeras
10 - D'esprit positif pour le groupe France, tu seras ....
(Document réalisé en 1992, distribué à tous les joueurs)
VII-ET LA LOGISTIQUE ...
7-1 Choix des piscines et hébergement
Comme dit précédemment, les possibilités de choix pour la localisation des stages se raréfient :
- les bases traditionnelles de Chalons et Nantes tendent à offrir un espace piscine de plus en plus restreint,
- la logique des plus faibles déplacements conduirait à rechercher des piscines en Ile de France mais les problèmes de disponibilité sont difficiles à résoudre.
D'ou la proposition d'établir un inventaire des piscines et de leurs caractéristiques (dont leur disponibilité en cours de week-end) sur la base de:
- 1/2 bassin de 50 m réellement utilisable 2/3 du temps
- 1 bassin de 50 m réellement utilisable 1/3 du temps
Ceci conduit à un besoin de 6 à 8 piscines pour une période de 2 ans.
A ce titre, il conviendrait de procéder à une évaluation plus complète des possibilités offertes par les piscines EDF. Mission à confier au futur expert "logistique".
7-2 Matériel
En rythme de croisière et accueilli par des clubs structurés, le club France n'exige qu'un minimum de matériel spécifique :
- palets en nombre suffisant et adaptés à la glisse de la piscine,
- tableaux noirs ou blancs pour travail tactique
- système sonore portable pour interrompre le jeu
Lors du stage long, un appui vidéo représenterait un plus, appréciable.
7-3 Compte-rendu de stage
Il convient de rappeler que la tenue d'un stage nécessite la rédaction de 2 comptes-rendus : un administratif afin de procéder au remboursement des frais engagés, un technique à 'attention des sélectionneurs et joueurs.
Au fil du temps un modèle type de compte-rendu a pu être établi, il semble être d'autant plus apprécié qu'il fournit des exemples concrets d'exercices et leurs tests d'évaluation associés.
Un exemple concret de rapport de stage est joint en annexe 6. Au fil du temps, il est apparu que les joueurs désiraient être également destinataire de ce genre de document, en particulier à partir du moment o— figure un tableau d'évaluation de leur performance.
Pourquoi pas !
Alors, je propose de doter les futurs entraîneurs d'un
secrétariat ou pour le moins d'un micro-ordinateur doté d'une fonction
"mailing".
VIII - ET TOUT LE RESTE
L'organisation d’un stage équipe de France nécessite également la mobilisation d'autres compétences en vue de garantir l'efficacité la plus grande.
8 -1 le suivi médical
Sur ce chapitre et même si une amélioration a pu être notée en fin de première mandature au travers du travail effectué par G Galtier ou N Deleval, il reste beaucoup à faire.
La première mission consisterait à faire en sorte que les joueurs de l'équipe de France puissent au travers d'un statut de joueur de haut niveau accéder à un suivi médical local performant coordonné, bien s–r, par le médecin fédéral.
Par la formation d'une équipe médicale plus étoffée en effectif, il serait souhaitable de pouvoir assurer lors de chaque stage, une présence effective. Cette présence pourrait être programmée dès le début de saison.
On pourra inscrire en crédit de la mission médicale, l'information diffusée sur les aspects diététiques ou sur les techniques d'étirements (cf. annexes E).
Par ailleurs, les joueurs bénéficièrent d'une information poussée sur les règles internationales de lutte contre l'usage de produits dopants, au travers de la diffusion de la circulaire ministérielle (annexe 8);
8-2 L'ARBITRAGE
Sur ce thème aussi une amélioration est possible, en particulier au travers de la présence systématique à chaque stage d'un arbitre de niveau international et doté d'un "moyen d'arrêt de jeu" mobile et autonome.
Outre le caractère tout à fait pédagogique de cette présence (contrôle des crosses, faute de mains, évolution du règlement,...), elle permettrait de confirmer que les arbitres font partie du groupe autant lors des stages que lors des déplacements.
En résumé, un arbitre à chaque stage.
8-3 LA FORMATION
Sur le thème de la formation et en accord avec ce qui a pu être dit dans les chapitres précédents, il semble absolument nécessaire de renforcer le niveau d'encadrement local.
Les joueurs de haut niveau d'aujourd'hui devraient devenir les cadres de demain, certains ont déjà choisi cette voie et toutes les occasions sont mises à profit pour rappeler cette évolution normale aux participants des stages.
Si les stages étaient plus longs ou plus nombreux, il pourrait être envisagé de consacrer du temps à l'amorce d'une formation systématique à la fonction d'entraîneur.
Comme ce n'est pas le cas, il devient nécessaire de renforcer la publicité sur l'organisation des stages nationaux de formation, positionnés vers le mois de novembre ou les stagiaires seraient répartis en 2 niveaux (initiateur et EF1) avec examen et acquisition d'UV dans la foulée. Cette formule aurait le mérite de garantir une certaine qualité de formation car on éviterait la dispersion actuelle des rares formateurs dans un grand nombre de formation régionale souvent incomplète.
IX- LES RESULTATS DES GRANDES COMPETITIONS
9-1 Championnat d'Europe, Charleroi 1991
En 1991, les championnats d'Europe se sont déroulés en Belgique. 4 nations étaient représentés : Grande-bretagne, Hollande, Belgique et France.
Le championnat se déroula sur une seule journée (6 matchs), dans un bassin dont les caractéristiques purent surprendre : 3,90 m de profondeur, 25 x 15 m de surface de jeu.
Ces caractéristiques assez éloignées des pratiques habituelles, pénalisèrent le jeu de toutes les équipes d'autant plus qu'aucun temps d'entraînement et d'adaptation ne fut accessible.
Au total des écarts de scores relativement importants (ex: GB-NL, 10-1, en finale) furent enregistrés.
Pour la France, les résultats furent les suivants:
- France-GB : 0-10 ,1-8
- France-NL : 1-3, 2-6
- France-B : 12-0,11-0
De ce premier championnat, l'expérience retirée concerna:
-la nécessité, avant compétition, d'une période de concentration pour le groupe,
-la mise au point d'un module type d'échauffement,
-l'affinage des règles tactiques, particulièrement au plan défensif.
9-2 Championnat du monde, Wellington 1992
9-3 Championnat d'Europe, Sheffield 1993
A l'occasion de ces derniers championnats d'Europe, l'Equipe de France a marqué de nouveau progrès, en particulier en battant pour la première fois l'équipe de Grande Bretagne pourtant Championne d'Europe.
Comme en témoigne le tableau ci-dessous les matchs furent très disputés et l'on regrettera que la France eut à réaliser son premier match contre la Hollande.
En dernier lieu, on notera que pour ces championnats, l'Equipe de France comportait 6 nouveaux joueurs.
X - CONCLUSION
En guise de conclusion de ce rapport qui je l'espère pourra être complété par d'autres et largement diffusé à tous ceux qu'il pourrait aider, j'aimerais une dernière fois évoquer une sélection des messages inlassablement ressassés aux joueurs:
- sans homogénéité du groupe, pas de plaisir de jouer donc pas de résultats;
- le schéma tactique doit être simple car on en a surtout besoin lorsque cela va mal;
- défendre loin, attaquer tôt le palet, reprendre la maîtrise du jeu par les ailes;
- déstabiliser la défense adverse, avoir faim de buts;
- savoir bouger en surface comme au fond, avec ou sans palet;
- pour accélérer le jeu, il faut passer plus vite et non palmer plus longtemps;
- pas d'attente statique du palet, savoir embarquer l'adversaire avant la passe;
- savoir jouer de toutes les caractéristiques du match : arbitrage, faiblesse adverse,...
- une occasion de rater (action, championnat) ne se retrouve jamais, surtout en sport;
En terme de missions à réaliser à très court terme, rappelons :
- inventaire des piscines pour stages et compétitions
- actions de promotion pour un recrutement de nouveaux pratiquants
- vidéogramme sur les techniques individuelles
En dernier lieu, il convient d'insister sur le rôle essentiel des régions et des Equipes régionales dans la préparation de compétiteurs aptes à rejoindre le club France.
Et rappeler qu'une Equipe est un organisme "humain complexe" qui nécessite aussi du temps pour acquérir maturité et confiance.
ion et du rôle des sélectionneurs régionaux
c) accueil des nouveaux membres
III - Objectifs