SOMMAIRE

    

SOMMAIRE                                                                                                             page 1

 

INTRODUCTION                                                                                                        page 3

 

LE HOCKEY SUBAQUATIQUE                                                                                  page 4

 

            HISTORIQUE

 

            DEFINITION SPORTIVE

 

            DEFINITION METABOLIQUE ET PHYSIQUE

 

            DEFINITION PSYCHOLOGIQUE

 

            INCIDENTS - ACCIDENTS

 

L'ENFANT ET SES PARTICULARITES                                                                         page 10

 

            METABOLISME AEROBIE

 

                        LA CONSOMMATION MAXIMALE D'OXYGENE

                       

                        LE SYSTEME TRANSPORTEUR D'OXYGENE

                                   1. FACTEURS VENTILATOIRES

                                   2. FACTEURS CIRCULATOIRES

 

            METABOLISME ANAEROBIE ALACTIQUE

 

            METABOLISME ANAEROBIE LACTIQUE

 

            PHYSIOLOGIE DE L'APNEE

 

            AUTRES FACTEURS DE LA CONDITION PHYSIQUE

 

                        COORDINATION

                        MOBILITE

                        FORCE

                        VITESSE

 

            CROISSANCE SOMATIQUE

 

                        CROISSANCE ET TAILLE

                        CROISSANCE ET MUSCULATURE

                        CROISSANCE ET APPAREIL LOCOMOTEUR PASSIF

                        CROISSANCE ET METABOLISME

 

            PSYCHOLOGIE DE PRATIQUE SPORTIVE

 

                        POURQUOI FAIRE DU SPORT ?

                        RELATIONS MUTUELLES

                        STRESS ET PERFORMANCES

 

LE HOCKEY SUBAQUATIQUE ET L'ENFANT                                                                    page 26

 

            LES AGES DE DEBUT

           

            LES CATEGORIES D'AGE

 

            CONDUITE DE L'ENTRAINEMENT

 

LES RISQUES MEDICAUX DU HOCKEY SUBAQUATIQUE                                              page 38

 

            RISQUES MEDICAUX

 

            LES RISQUES TRAUMATIQUES

 

            LE DOPAGE

 

CONCLUSION                                                                                                                     page 44

 

BIBLIOGRAPHIE                                                                                                                page 45

INTRODUCTION

 

 

 

        Le  hockey subaquatique arrive à maturité dans sa pratique par les adultes. Il ne reste plus qu'à multiplier le nombre des clubs le pratiquant.

 

        Depuis quelques années on constate, suite à l'initiative de quelques entraîneurs, que l'intérêt des jeunes pour ce sport est en progression constante.

       

        L'expérience des derniers championnats jeunes montre une limite d'âge de plus en plus basse. Cette évolution inéluctable et obligatoire a été bien comprise par nos instances nationales (Commission Nationale de Hockey Subaquatique).

 

        Il est vrai que d'autres pays comme La Nouvelle-Zélande, par exemple, a déjà depuis longtemps intégré le hockey subaquatique parmi les sports scolaires, dès l'âge de 13 ans.

       

        Il m'est apparu alors nécessaire de réfléchir aux possibilités et aux différences éventuelles de la pratique du hockey subaquatique par l'enfant, en comparant les obligations physiques et techniques nécessaires à la pratique de ce sport, et de les transposer en fonction des évolutions métaboliques, physiologiques, physiques et psychiques de l'individu en pleine évolution qu'est l'enfant.

 

        Ayant la chance d'être joueur de hockey subaquatique, entraîneur d'une équipe 1ère division et d'une équipe de jeunes, médecin, et de surcroît pédiatre, je vais essayer, par l'intermédiaire de ce mémoire pour être entraîneur fédéral 2ème degré, d'exposer ce sujet.

 

        Il ne faut pas s'attendre à trouver des "recettes" d’entraînement, ni des règles techniques : pour cela, il faut se reporter aux travaux des différents cadres ou instructeurs nationaux.

 

        Par contre, les éléments de base physiologiques, psychologiques particuliers à un âge donné, seront largement abordés pour facilité l’établissement d’un programme d’initiation ou d’entraînement de hockey subaquatique chez l’enfant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         LE HOCKEY SUBAQUATIQUE

 

        HISTORIQUE

 

 D'après ce qu'a rapporté Lionel DUMEAUX ( mémoire EF2 ) et quelques sources personnelles :

 

Le HOCKEY SUBAQUATIQUE serait né en 1954 dans le sud de l'Angleterre ( Alan BLAKE ).

La crosse était spécifique d'une trentaine de centimètres de long, tenue d'une main.

 

"Réinventé" en 1960 aux U.S.A. dans la région de Chicago ( Bill NEIL ), en utilisant une crosse de hockey sur glace raccourcie, tenue à deux mains.

 

1962 : les chasseurs sous-marins de Durban, en AFRIQUE DU SUD, commencent à jouer au hockey subaquatique dans la forme de jeu de Bill NEIL.

 

1964 : 1er championnat national sud-africain, dans cette forme de jeu.

 

1963 : des immigrants anglais développent  le hockey style anglais ( 8 joueurs = octopush ) dans le sud-ouest de l' AUSTRALIE.

 

1965 : 1er championnat national australien.

 

1968 : c'est à MONTAUBAN que l'on joue pour la première fois au hockey subaquatique en FRANCE ( style sud-africain ).

 

1973 : en HOLLANDE, le jeu anglais d'Alan BLAKE supplante le rugby sous-marin.

 

1973 : le Club sous-marin du Nord démarre une activité hockey subaquatique forme anglaise.

 

1975-1977 : le LILLE UNIVERSITE CLUB pratique le hockey type sud-africain et passe à la crosse courte en 1978.

 

1976 : l 'AQUARIUM CLUB SEDANAIS s'initie à la forme sud-africaine et passe à la forme anglaise en 1977, lors d'une rencontre avec le club de REIMS qui pratique le hockey subaquatique depuis 1976.

 

1977 : le hockey subaquatique gagne la BELGIQUE

 

1977 : un joueur sud-africain introduit sa forme de jeu en NOUVELLE-ZELANDE.

 

En 1980, les Australiens convertissent les Néo-Zélandais à la forme de jeu anglaise.

 

1979/1980 : la forme de jeu anglaise à crosse courte s'impose à tous

 

1979 : 1ère coupe d'Europe des clubs à CHARLEROI

 

1980 : 1er championnat du monde à VANCOUVERT

 

1982 : 1er championnat de France à REIMS

Dès 1990, la réflexion sur la pratique du hockey subaquatique par l'enfant débute en France. Quelques clubs de Bretagne, Ile-de-France et l'A.C.Sedan commencent à initier les jeunes de moins de 16 ans.

 

Le premier texte officiel fédéral régulant la pratique du hockey subaquatique pour les moins de 16 ans est adopté à l'A.G. de Vichy le 13.04.1991.

 

Des tournois interclubs amicaux sont alors organisés ( Bretagne et Ile-de-France ).

 

1995 : 1er  "championnat de France jeunes" catégorie junior à Varennes-Vauzelles.

Les catégories d'âge sont bien définies.

 

1996 : 2ème "championnat de France jeunes" toutes catégories à Varennes-Vauzelles.

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

DEFINITION SPORTIVE

 

        Le hockey subaquatique est un sport d'équipe qui se joue en apnée sur le fond d'une piscine entre deux équipes de dix joueurs : six joueurs dans l'eau et quatre remplaçants, chacun d'eux portant un équipement subaquatique de base, c'est-à-dire: des palmes, un masque et un tuba.

 

        L'objectif du jeu est de pousser ou de passer un palet  ( 1500 g +/- 200 g ) sur le fond de la piscine, en utilisant une crosse de hockey subaquatique, afin qu'il pénètre dans le but de l'équipe adverse.

 

        Le terrain de jeu est une piscine, ou une partie d'une piscine.

       

        L'aire de jeu mesure entre 12 et 15 m de large et entre 21 et 25 m de long.

       

        La profondeur est comprise entre 2 et 4 m.

 

 

 

 

 

 

 

DEFINITION METABOLIQUE ET PHYSIQUE                                 

       

        Il apparaît donc que le hockey subaquatique est un sport mixte faisant intervenir :

 

        . Essentiellement le métabolisme aérobie du fait de l'activité de palmage infra-critique pour la plupart des actions, y compris en apnée, et des phases de récupération en surface.

        . Egalement le métabolisme anaérobie alactique pour les phases de palmage en vitesse, surtout pour les avants.

        . Le métabolisme anaérobie lactique est également sollicité du fait du manque éventuel de récupération (manque de remplaçant ou intensité importante du match), entre les phases anaérobies alactiques.

 

         En 1986, Alain Gorisse, dans sa thèse de doctorat en médecine, étudie l'équipe de hockey subaquatique du L.U.C. (Lille-Université- Club), championne de France 1984. Il remarque que les joueurs font des apnées de 12 à 15 secondes, avec à peu près 15 apnées pour 14 minutes de jeu. L'effort maximum ne dépasse pas 20 secondes, et donc a une récupération supérieure à deux fois le temps de l'effort, ce qui rend compte de la lactatémie basse (inférieure à 5 mmol/l) retrouvée sur l'ensemble des joueurs. Ceci évoque un travail en anaérobie alactique, avec phase de récupération aérobie active efficace.

 

        Il rapporte dans cette même thèse une étude réalisée sur les joueurs d'Afrique du Sud : les apnées sont alors retrouvées en moyenne à 9 secondes, avec 30 apnées pour 14 minutes de jeu.

 

         L'étude récente faite sur l'équipe de France senior, par Gérald Galtier, retrouve à peu près les mêmes résultats avec, pour les avants, des apnées de 8s27 de moyenne, répétées toutes les 27s8.

Pour le centre, 8s22 d'apnée répétée toutes les 23s, et pour les arrières, 9s25 de moyenne répétée toutes les 28s. Il constate que 33,6% de la durée du match se déroulent en apnée, alors que 29% se déroulent en surface et 37,4% sont de la récupération.

 

         Les différents facteurs de la condition physique interviennent également dans la pratique du hockey subaquatique.

        

         1. La force :

Force endurance (palmage soutenu...)

Force explosive : accélération brutale en palmage, départ des avants... tirs...

Force maximale statique ou dynamique : blocage du palet face à un adversaire sur le mur ou sur un but... passage en force du palet ...

 

        2. La vitesse :

Vitesse de palmage

Vitesse d'interception

Tirs

Feintes ...

 

        3. Coordination :       Maniement du palet, crosse, feinte...

       

        4. Mobilité :       Retournement, protection, interception, feinte, ...

 

DEFINITION PSYCHOLOGIQUE

 

        1. Sport d'équipe :

Nécessite la possibilité de s'adapter à la vie en groupe, au travail en commun pour une équipe, et non pour soi-même.

 

        2. Sport "pénible":

Il s'agit d'un sport qui nécessite un entraînement physique intense et régulier, pour obtenir une condition physique satisfaisante. Les phases d'entraînement vont mettre en jeu des programmes paraissant parfois monotones : il n'y a pas que du jeu.

 

Il faut également une force psychologique pour reprendre sa place en apnée, alors que la récupération semble nécessaire. Ce sport paraît donc parfois pénible...

 

        3. Maîtrise de soi-même :

Il existe des contacts physiques et des enjeux importants. Il faut alors savoir maîtriser sa propre agressivité et ne pas répondre à celle de l'adversaire...

 

        4. Respect et discipline :

Vis-à-vis de l'entraîneur, des arbitres, des règles du jeu ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INCIDENTS - ACCIDENTS

 

         1. Liés à l'activité physique :

 

Comme tout sport à sollicitation cardio-vasculaire intense...

 

         2. Spécifiques :

 

- au palmage : tendinites

 

- au maniement crosse et palet : tendinites

 

- tuba : problème odontologique

 

- au jeu :   . projection palet (visage : plaie - doigt : fracture)

                . contacts physiques avec l'adversaire : traumatisme des cervicales

                . coups talons, coudes : traumatismes de la face, des côtes...        

                . contre avec la crosse : luxation métacarpo-phalangienne du pouce

                . sortie /entrée de l'eau ratée : luxation acromio-claviculaire, entorse cheville...

 

- au milieu subaquatique :  

                . noyade...

                . apnée... malaise hypoxique

                . profondeur : problème ORL (sinus, otite...)

               

        3. Surmenage physique :

 

         4. Divers

 

- Mycoses

 

 

 

 

                                                                                                                         

 L'ENFANT ET SES PARTICULARITES

 

 

METABOLISME AEROBIE        

 

LA CONSOMMATION MAXIMALE D'OXYGENE : VO2 max.

 

        Elle est, comme pour l'adulte, le meilleur indicateur de la capacité de performance en endurance aérobie des enfants.

 

        Les valeurs absolues de la VO2 max., rapportées en l/mn., n'ont que très peu de signification chez l'enfant, compte tenu des différences de poids et de taille.

La plus utilisée est la VO2 max. spécifique, exprimée en ml/kg de poids corporel/mn.

Cependant, bon nombre d'auteurs préférerait rapporter les résultats de la VO2 max. à la surface corporelle ( la surface corporelle en m² peut être évaluée par des abaques préétablies en fonction du poids et de la taille ) donc en rapport avec la masse maigre de l’individu. Cela permettrait  des comparaisons plus justes entre les différents âges de l'enfant et les différences de sexe.      

 

        La consommation maximale d'oxygène peut être déterminée directement à partir de la mesure des échanges gazeux lors d'un exercice maximal, ou bien indirectement, en contrôlant la fréquence cardiaque lors d'un exercice sub-maximal.

 

        Les conditions expérimentales diffèrent peu de celles de l'adulte. L'exercice sur tapis roulant est bien adapté, en revanche, l'exercice sur bicyclette ergométrique présente parfois des difficultés quand la taille est petite.

 

        L'allure de la courbe de consommation maximale d'oxygène augmente proportionnellement à la puissance développée jusqu'à un plateau ... la VO2 max. Cette courbe est similaire à celle observée chez l'adulte.

 

         RESULTATS :

 

         * Chez les enfants non entraînés :

 

On retrouve, pour la  VO2 max. spécifique :

         Chez les garçons, la valeur la plus élevée, autour de 50 ml/mn/kg, est observée vers 6-8 ans. Puis, on note une diminution progressive, mais discrète, de sorte qu'à 16 ans, la VO2 max. spécifique s'élève aux alentours de 46 ml/mn/kg.

         Chez la fille, l'évolution est à peu près la même, avec un décalage vers des valeurs plus basses, autour de 45 ml/mn/kg à 6 - 8 ans, puis baisse très nette au moment de la puberté, suivie d'une remontée.

 

        * Chez les enfants sportifs :

 

L'évolution de la VO2 max. spécifique est significativement différente. La régression légère, observée entre 10 et 16 ans surtout, disparaît complètement, surtout chez la fille, et on observe même, chez le garçon, une légère augmentation.

 

                                                                                                                                 

 

        Par exemple, il a été observé, chez des nageurs, une VO2 max. spécifique qui croît de 57 à 62 ml/mn/kg, alors que chez les nageuses, après une chute vers 13 ans, la VO2 max. remonte à des valeurs pré-pubertaires.

 

        Il est à noter une difficulté d'interprétation des tests à cet âge, compte tenu des différences entre les populations étudiées.

Effectivement, à un âge donné, le stade pubertaire sera différent entre les individus, de même que l'intensité des entraînements, et la sélection initiale des sujets.

 

        Au total : La VO2 max. spécifique augmente  chez la fille jusqu'à 11 et 12 ans, pour diminuer ensuite (environ 2% /année).

Chez le garçon, elle augmente jusqu'à 13 ans, reste stable jusqu'à 16 ans, pour diminuer ensuite.

 

        En comparaison, les résultats récents des joueurs d'équipe de France A trouvent des valeurs moyennes de 53,6 ml/mn/kg de V02 max., les extrêmes allant de 43,2 à 63.

 

        Par ailleurs, il a été prouvé, à maintes reprises, que la pratique d'un entraînement suivie et soutenue améliore très nettement les capacités aérobies, en particulier la VO2 max. spécifique.

 

Le rôle de l'hérédité est encore assez indéterminé, il serait cependant modeste.

 

        On note également une différence significative entre l'enfant et l'adulte dans la vitesse de réaction et de mise en route du métabolisme aérobie.

En effet, pour un exercice maximal, l'enfant va atteindre 45 à 50% de ses possibilités aérobies en 30 secondes, alors que l'adulte, dans le même laps de temps, n'en sera qu'à 20 à 30%.

 

 

 

 

 

 

        

 

LE SYSTEME TRANSPORTEUR D'OXYGENE

 

         1. FACTEURS VENTILATOIRES

 

Le débit ventilatoire (VE) :

 

        A l'effort maximal, le VE max. augmente en fonction de l'âge et de la taille, conjointement à l'élévation de VO2 max. (en valeur absolue).

Il semblerait que le rapport VE max/VO2 max. soit plus élevé chez l'enfant (45 à 11 ans) que chez l'adulte (30 à 16 ans).

Il n'y a pas de différence significative entre les sexes.

 

Le volume courant (VT) augmente en fonction de l'intensité de l'exercice, jusqu'à ce que le rapport VT/ CV = 0,66.

 

        A l'effort maximal :

Le volume courant maximal (VT max.) augmente progressivement avec l'âge et la taille de l'enfant.

La fréquence respiratoire (FR) maximale, à l'inverse, diminue avec l'âge.

 

        Dans tous les cas, à un effort donné, la fréquence respiratoire de l'enfant sera supérieure à celle de l'adulte.

Ce fait s'atténue avec la croissance : l'explication est que lors de la croissance, le calibre de l'arbre bronchique et la compliance pulmonaire s'élèvent, facilitant ainsi la pénétration de l'air dans les poumons.

 

L'espace mort (VD) augmente en fonction de VT ( 5 à 7 ml/100ml ), donc en fonction de l'intensité de l'effort et en fonction du poids, lui-même lié à l'âge.

 

Le débit alvéolaire varie peu par rapport à l'adulte.

 

La pression partielle artérielle en oxygène (Pa O2) varie peu, quelque soit l'intensité de l'exercice. (environ 90 mm de mercure = 90 mm Hg).

Cependant, le contenu du sang artériel en oxygène (Ca  O2) de l'enfant est plus faible que celui de l'adulte, en raison d'une concentration sanguine en hémoglobine, plus faible chez l'enfant.

 

La différence de pression partielle alvéolaire en oxygène et celle de la pression partielle artérielle en oxygène augmentent de la même manière que chez l'adulte, en fonction de l'élévation de l'intensité de l'exercice.

 

Enfin : l'analyse du rapport ventilation/perfusion montre que le shunt droite-gauche, qui est de 4 ou 5%  de la circulation générale au repos, s'abaisse à 2 ou 3% à l'effort, inférieur à celui de l'adulte (5%).

 

       

       

 

 

 

 

         2. FACTEURS CIRCULATOIRES

 

        Toutes les études sont concordantes :

 

La relation entre le débit cardiaque (Q) et VO2 est identique à celle de l'adulte.

Elle est linéaire, avec une pente presque semblable mais décalée vers le bas, c'est-à-dire que pour une VO2 donnée, le débit cardiaque de l'enfant est inférieur à celui de l'adulte.

 

        - Le volume d'éjection systolique (VS) augmente comme chez l'adulte avec l'intensité de l'effort jusqu'à ce que VO2/VO2 max. = 35 à 40%.

Au-delà,  le VS reste constant.

Mais le VS max. des enfants reste très inférieur à celui des adultes. Il est supérieur chez les garçons par rapport aux filles, pour des efforts modérés, mais est presque identique pour des efforts intenses.

 

        - Les variations avec l'âge de la relation fréquence cardiaque (FC), par rapport à la VO2 sont également connues depuis longtemps (ASTRAND 1952).

La pente se réduit au fur-et-à-mesure où l'âge augmente, mais reste plus accentuée chez les filles. Pour un effort d'intensité donnée, la fréquence cardiaque diminue, d'autant plus que la taille augmente (1 battement/mn/cm).

 

La fréquence cardiaque maximale augmente jusqu'à 11 ans (210 bat./mn) puis s'abaisse à 20 ans. (inférieure à 200 bat./mn). Sa réduction se poursuit dans le sens de la formule énoncée par ASTRAND : fréquence cardiaque maximale = 220 - âge + 10.

 

         Le fait que le débit cardiaque soit plus faible chez l'enfant que chez l'adulte, pour un exercice donné, ne veut pas dire que l'enfant consomme moins d'oxygène pour cet exercice.

 

En fait, à chaque niveau de puissance de travail, la différence artérioveineuse systémique en oxygène est plus élevée chez l'enfant. La désaturation du sang veineux qui est à l'ordre de 30% au repos peut augmenter jusqu'à 80% à l'effort maximal (70% pour l'adulte).

 

La différence artérioveineuse maximale est supérieure chez les garçons par rapport aux filles.

 

Corrélativement, le débit sanguin local, au niveau des muscles en activité, est plus important chez l'enfant. Les valeurs deviennent proches de celles de l'adulte vers 16 ans.

Cependant, comme la masse musculaire des enfants de cet âge est proportionnellement très inférieure à celle de l'adulte, la partie du débit cardiaque, dérivée vers les muscles en activité, peut être plus faible que chez l'adulte, en dépit du fait que le débit local musculaire soit plus élevé pour un effort d'intensité donnée.

Ainsi, pourrait s'expliquer la moindre élévation du débit cardiaque.

 

 

 

 

 

METABOLISME ANAEROBIE ALACTIQUE

 

        Plusieurs études ont été réalisées chez les enfants de 7 à 15 ans pour estimer la puissance du métabolisme anaérobie alactique.

 

        Il s'avère que la puissance de ce métabolisme est assez faible chez l'enfant. En fait, cette puissance anaérobie alactique relativement faible serait liée, non pas à une concentration plus basse en ATP ou en CP, mais plutôt à une masse musculaire restreinte. Les valeurs rejoignent celles de l'adulte, après 16 ans.

 

 

 

METABOLISME ANAEROBIE LACTIQUE

 

        Il est également admis que les jeunes enfants ne peuvent pas atteindre des taux de lactate sanguin comparables à ceux observés chez l'adulte, à l'issu de l'effort maximal, et que la valeur des lactates sanguins maximale augmente avec l'âge.

 

        En outre, le taux de lactate sanguin pour une puissance sub-maximale donnée, est plus élevé chez les filles que chez les garçons.

 

        Cette situation chez l'enfant est reliée à une dette d'oxygène et à une activité enzymatique     (PFK ), inférieurs à ceux de l'adulte. En fait, ces résultats sont à prendre avec un esprit critique, dans la mesure où il reste difficile d'être certain que les efforts demandés, lors de ces tests, ont été effectivement maximaux, surtout chez les enfants de 10-11 ans.

 

        Il existe, par ailleurs, une grande variabilité individuelle en ce qui concerne les valeurs du taux sanguin de lactate, en fonction de l'âge. Plus de 80% de cette variabilité serait de caractère héréditaire.

 

        Enfin, il faut souligner que chez l'enfant comme chez l'adulte, il existe une nette différence entre la lactatémie et les concentrations musculaires de lactate, déterminées par ponction biopsie, à l'issue d'un exercice maximum.

 

        La capacité anaérobie lactique de l'enfant est donc peu connue. Les résultats de récentes études montrent qu'elle est plus faible à 10-11 ans, mais qu'elle augmente par la suite, sans atteindre cependant à 16 ans, une valeur identique à celle de l'adulte.

 

        Ainsi, la lactatémie maximale augmente chez le jeune sportif, d'environ 8 mmol/l à 10-11 ans, jusqu'à 10 mmol/l à 14-15 ans.

 

        La dette maximale d'oxygène croît dans le même temps d'environ 2 à 10 litres.

 

        Le type d'entraînement rarement anaérobie avant 16 ans, peut également fournir une explication, corroborée d'ailleurs par des résultats d'une étude faite chez des jeunes footballeurs de 15 à 16 ans, qui, après un entraînement intense de 6 mois, ont pu augmenter leur dette maximale d'oxygène de 50%.  

                                                                                                                         

PHYSIOLOGIE DE L'APNEE

 

        L'apnée est une suspension volontaire de l'automatisme respiratoire, limitée dans le temps, de quelques dizaines de secondes à quelques minutes. La respiration reprend alors inéluctablement, en échappant à la volonté.

 

        Chez l'enfant comme chez l'adulte, la durée de l'apnée est très variable d'un sujet à l'autre, et même d'un instant à l'autre chez le même individu, en particulier en fonction des facteurs psychologiques, des motivations, et également de la charge de travail, effectuée pendant ce temps d'apnée.

       

        Cependant, un des facteurs le plus important et le plus constant est le remplissage pulmonaire :

on peut tabler, chez l'adulte, sur une durée d'environ  10 à 15 secondes d'apnée pour un litre d'air intra-pulmonaire, mais le travail musculaire et le froid diminuent cette durée.

 

        L'hyperventilation préalable prolonge l'apnée de façon notable.

 

 

RUPTURE DE L'APNEE

 

        Son mécanisme n'est pas totalement élucidé. Elle est liée à l'évolution dans le temps des gaz du sang :

                La pression partielle en oxygène Po2 constitue le stimulus spécifique des glomus chémosensibles, surtout pour des valeurs inférieures à 70 torr.

 

                La pression partielle en gaz carbonique Pco2 agit sur les centres respiratoires bulbaires et accessoirement sur les glomus, pour des valeurs supérieures à 40 torr.

 

Ces deux types de stimulus cumulent leurs effets dans la régulation du débit ventilatoire. En pratique, il s'avère que le stimulus hypercapnie agit heureusement plus rapidement que le stimulus hypoxie.

 

 

L'HYPER VENTILATION PREALABLE

 

        Elle prolonge la durée de l'apnée, mais elle agit peu sur la quantité d'oxygène mis en réserve, puisque l'hémoglobine est déjà quasi saturée au départ. Par contre, elle élimine une partie du gaz carbonique assez importante, provoquant, en fin d' hyperventilation, une hypocapnie avec "alcalose" respiratoire.

        Par exemple, chez l'adulte, 2 minutes d'hyper ventilation vigoureuse abaissent la pression partielle alvéolaire du gaz carbonique à 50% de sa valeur initiale : ces modifications peuvent rendre compte de certains accidents rencontrés chez le plongeur en apnée et sont également possibles chez le hockeyeur, car cet abaissement initial de la pression partielle de gaz carbonique allonge la durée de l'apnée, en raison de l'ascension plus lente du taux de gaz carbonique, alors que les réserves d'oxygène initiales ne sont pas augmentées, et baissent jusqu'à un seuil d'hypoxie, d'où malaise hypoxique, avant d'éprouver le besoin de respirer.

 

 

                                                                                                                         

RETENTISSEMENT CARDIO- RESPIRATOIRE DE L'APNEE

 

        Comme il a été prouvé chez l'adulte, l'homme, comme tous les animaux plongeurs, présentent, pendant la plongée en apnée, une nette bradycardie et une vasoconstriction périphérique, dont la finalité semblerait être l'économie de la réserve d'oxygène.

        La bradycardie est maximale dès les 30 premières secondes, son intensité varie selon les sujets. Elle est plus marquée chez les jeunes, d'autant plus qu'ils présentent une hyperréactivité vagale. Dès l’émersion, le coeur reprend sa fréquence normale, non sans une brève tachycardie compensatoire.

 

        Le mécanisme de la bradycardie est réflexe :

                - la voie effectrice est constituée par le parasympathique cardiaque (10ème paire des nerfs crâniens), le centre est situé dans le noyau du nerf pneumogastrique.

                - les voies afférentes sont plus complexes:

 

                 L'apnée simple en inspiration par la distension du poumon active les récepteurs sensibles à l'étirement, qui ont été décrits dans cet organe. Leur influx gagne le centre du disque par des fibres afférentes anatomiquement incluses dans le tronc des pneumogastriques.

La bradycardie ainsi obtenue est d'autant plus intense que la tension est plus forte, et que le sujet est plus entraîné.

Ce qui est logique, puisqu'alors les forces mélangées sont plus grandes. Elle est accompagnée d'une intense vasoconstriction musculo-cutanée des membres.

 

                L'immersion de la face sans apnée provoque une bradycardie assez intense, mais non entraînable, du même ordre de grandeur chez des sujets de même âge.

Son intensité est liée à la température de l'eau. Elle est d'autant plus intense que l'eau est plus froide. Les récepteurs mis en action sont les récepteurs thermiques au froid, particulièrement abondants, au niveau de la face et surtout de la région péri-orale. Leurs influx sont transmis au centre par l'intermédiaire du nerf trijumeau.

 

                Les effets de ces deux types de mise en jeu s'additionnent. La bradycardie obtenue par apnée, avec immersion dans l'eau froide, est plus importante que celle obtenue par l'apnée simple ou l' immersion seule.

Pendant cette bradycardie, le débit cardiaque décroît , mais la vasoconstriction périphérique permet le maintien du niveau de la pression artérielle.

 

        Chez le hockeyeur subaquatique, il ne semble pas que ce phénomène ai été étudié. Il est certain que la bradycardie, même si elle existe, est fortement tempérée par l'hyperactivité musculaire et la tachycardie due à l'effort.

Cependant, on pourrait penser que cette bradycardie réflexe peut se faire sentir après une période de plusieurs minutes de repos suffisamment long pour permettre un retour à la normale de la fréquence cardiaque, suivie d'une remise à l'eau brutale (par exemple, lors d'un remplacement, ou d'une mi-temps, ou après un retour au calme entre la fin d'un échauffement et le début du match).

Cette baisse du débit cardiaque, donc du système de transport d'oxygène, provoquerait un travail en anaérobie lactique supplémentaire.

 

 

 

 

                                                                                                                         

EFFETS DE l'ENTRAINEMENT

 

        Comme pour tout exercice physique, l'entraînement du plongeur en apnée améliore ses performances. Il augmente tous les volumes pulmonaires, à l'exception du volume résiduel qui diminue. Ces constatations traduisent l'acquisition d'une plus grande force des muscles respiratoires et d'une plus grande mobilité des articulations du gril costal.

Il s'ensuit une meilleure tenue de l'apnée.

 

        Mais en même temps, le centre respiratoire bulbaire manifeste après l'entraînement une plus grande tolérance à des taux accrus de gaz carbonique au cours de l'exercice, mais non au repos.

Ces tests ont été prouvés par l'étude des plongeurs en apnée.

 

 

Au total : chez l'enfant, les études de la plongée en apnée sont pratiquement inexistantes. Les règles physiologiques semblent être les mêmes que chez l'adulte, mais avec une tolérance moindre de l'apnée, en raison vraisemblablement d'une capacité pulmonaire moins importante, des métabolismes anaérobies offrant de moindres possibilités et vraisemblablement, d'une motivation moins importante.

 

        A l'inverse, les accidents, malaises hypoxiques surtout, seraient plus fréquents que chez l'adulte.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUTRES FACTEURS DE LA CONDITION PHYSIQUE

 

COORDINATION :

 

Définition :

 

Action conjuguée du système nerveux central et de la musculation squelettique, en vue d'un geste bien défini et précis.

 

Regroupe les concepts d'habilité, d'adresse et de technique.

 

Le développement des facultés de coordination débute très tôt, à l'âge préscolaire.

Il faut donc, dès ce stade, stimuler l'enfant (école maternelle), par un grand nombre d'exercices, moteurs et cinétiques variés, polyvalents et répétés, pour fournir une base suffisamment large à la phase d'apprentissage spécifique, qui surviendra quelques années après.

 

Plus on commence tôt, plus rapidement se développera la coordination.

 

La coordination affinée atteint son degré maximal entre 8 et 10 ans.

A partir de 15 ans, la capacité d'apprendre, de maîtriser des mouvements complexes peut, de nouveau, diminuer si l'entraînement systématique fait défaut.

 

 

MOBILITE : FLEXIBILITE - SOUPLESSE

 

Définition :

 

Amplitude des mouvements volontaires possibles pour une ou plusieurs articulations...

Dépend donc des muscles, tendons et articulations...

 

Atteint son apogée lors du passage de l'enfance à l'adolescence (10 à 14 ans). Après cette date, il ne faut plus espérer une amélioration.

 

Dans le cadre d'un entraînement sportif programmé, il faut donc essayer d'atteindre une flexibilité maximale, à cet âge, pour fournir à l'organisme, une "réserve" suffisante pour l'âge adulte.

 

La souplesse est en étroite relation avec la force musculaire. Elle diminue avec le renforcement de la musculature. Elle est supérieure chez les filles, par rapport aux garçons.

 

L'entraînement de la mobilité sollicite fortement l'appareil locomoteur et présente donc quelques risques (articulations, ligaments, os) qu'il faudra éviter, par un programme d'entraînement adapté à l'enfant.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

FORCE :

 

 

Il est difficile d'en donner une définition biologique, alors que physiquement, il s'agit d'une grandeur bien déterminée.

 

De nombreux facteurs interviennent dans la contraction musculaire (réaction psychomotrice, structure musculaire ...), d'où pluralité des "FORCES" existantes :

                       

                       

         - FORCE ENDURANCE

         - FORCE EXPLOSIVE

         - FORCE MAXIMALE STATIQUE OU DYNAMIQUE

 

Le développement de la force musculaire est lié à la structure du tissu musculaire.

 

Notion de "fibres lentes" et de "fibres rapides" :

 

La répartition entre ces deux types de fibres serait génétiquement déterminée et présente dès la naissance.

 

Le nombre des fibres musculaires est déterminé à la naissance, la croissance du tissu musculaire ne se fera que par l'hypertrophie des fibres, et non par la multiplication de leur nombre.

 

La force, mesurée en valeur absolue, croît avec le développement physique, donc avec l'âge, et atteint son maximum entre 18 et 25 ans chez l'homme, et 15 à 17 ans chez la femme.

 

La différence, selon le sexe, intervient à partir de 10-11 ans, le rapport masse musculaire/masse corporelle étant inférieur chez la fille.

Le taux d'hormones sexuelles anabolisantes est naturellement plus élevé chez le garçon, après 11 ans.

 

L'entraînement de la force joue un rôle non négligeable dans la formation de l'enfant.

Mais il faut absolument tenir compte de l'immaturité de cet organisme en croissance (squelette, tendons...)

 

Il faut trouver un compromis entre la stimulation nécessaire et positive et la stimulation nocive pour l'appareil locomoteur de l'enfant.

Pour ce faire, il faut éviter un entraînement spécialisé et asymétrique de la musculature avec des charges importantes.

 

Plutôt favoriser des exercices généraux : courses d'obstacles, grimpers, tractions, suspensions.

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

VITESSE :

 

Résultat de l'action d'une force sur une masse déterminée.

 

De nombreux facteurs interviennent dans la détermination de la vitesse :

 

                . La rapidité de réaction psychomotrice dépend du système nerveux central.

                  Elle n'est pratiquement pas modifiée par l'entraînement.

 

                . La vitesse d'action peut être améliorée par une harmonisation du geste moteur, par l'apprentissage technique.

 

                . La force explosive, est également améliorée par un entraînement approprié, bien que la plupart des possibilités soient génétiquement programmées ("fibres rapides").

 

                . Elasticité musculaire ...

 

                   . Degré de fatigue ...

 

                   . Psychisme ...

 

Au total, la vitesse est, pour une grande part, fixée génétiquement, mais il paraît possible d'apporter quelques améliorations par un entraînement adéquat, durant le tout jeune âge.

 

Ensuite, seul l'entraînement de la force, par l'augmentation de la force musculaire et de la qualité du geste technique, interfère sur la vitesse, qui atteint son degré maximal, comme pour la force, vers :

 

                   - 20-25 ans chez le garçon.

 

                   - 15-17 ans chez la fille.

 

 

 

 

 

 

 

 

CROISSANCE SOMATIQUE

 

CROISSANCE ET TAILLE, PROPORTIONS CORPORELLES

 

        L'augmentation de la taille n'est pas linéaire, mais procède plutôt par poussées plus prononcées à certaines périodes de la croissance.

Il en va de même en ce qui concerne le poids et le développement d'un organe en particulier.

       

        La vitesse de croissance est la plus importante durant la première année, puis elle diminue rapidement pendant la petite enfance, pour se stabiliser durant la période préscolaire et rester relativement constante jusqu'au début de la puberté.

A la puberté, on assiste à une poussée de croissance et à une forte augmentation de la taille.

 

        L'arrêt de la croissance se produit lorsque les cartilages de conjugaison (cartilages épiphysaires) sont ossifiés, c'est-à-dire en général, deux à trois ans après la puberté.

       

        Par ailleurs, les différents segments corporelles ne croissent pas tous avec la même intensité au même âge. On observe donc des variations dans les proportions corporelles caractéristiques de chacune des périodes de développement et qui, d'une certaine façon, influencent la capacité de performance sportive.

 

        La période d'accélération passagère de la croissance durant la puberté présente un problème particulier. Cette poussée de croissance survient en général chez les filles, entre 11 et 13 ans, alors que chez les garçons, elle apparaît entre 13 et 15 ans.

 

        Le début de la puberté marque donc une coupure profonde dans le développement de l'enfant et de l'adolescent, ce qui, avec ses modifications "révolutionnaires", est sans équivalent durant la vie adulte

 

        Il est connu que les diverses parties du squelette subissent une poussée de croissance à des moments différents : les pieds et les mains arrivent plus rapidement à maturité que les jambes et les avant-bras, et ceux-ci, à leur tour, sont à maturité plus rapidement que les cuisses et les bras.

.

        Un problème supplémentaire apparaît lorsque l'on s'intéresse aux capacités d'effort physique dans un groupe, ou dans une catégorie d'âge : en effet il s'agit des phénomènes d'accélération et de retard, qui créent des variations parfois importantes dans les paramètres de la croissance et de la capacité d'effort.

Dans une certaine mesure, il faut en tenir compte. C'est-à-dire qu'à un âge chronologique particulier, certains seront avec un développement dit "normal", c'est-à-dire que l'âge chronologique correspond à l'âge biologique, par contre, pour d'autres, le développement sera plus "précoce" (accéléré).

Le déroulement des événements relié à la croissance est, dans ce cas, en avance d'une ou de plusieurs années, par rapport au déroulement normal.

A l'inverse, chez les sujets "tardifs" , le retard peut être d'une ou de plusieurs années.

 

 

 

 

 

 

        

CROISSANCE ET MUSCULATURE                                                       

       

        Le muscle squelettique de l'enfant est très semblable à celui de l'adulte. Les différences se situent principalement dans la quantité des sous-structures de la cellule musculaire.

 

        Chez les enfants de 6 ans, la proportion des fibres musculaires de type I ( fibres à contraction lente , également appelées fibres ST ) est de 55,6 + 8,5% chez les filles, et de 62,1 + 14,2% chez les garçons  12 ans, les filles possèdent 64,2 + 11%, et les garçons 72,8 + 11% de fibres ST. Jusqu’au début de la puberté, les garçons et les filles ont une masse musculaire à peu près semblable.

 

        La proportion de muscles, par rapport à l'ensemble de la masse corporelle est plus faible chez l'enfant que chez l'adulte et correspond à environ 27%.

 

        L'apparition de la puberté et les changements hormonaux qui l'accompagnent conduisent à une augmentation considérable de la masse musculaire et à la différenciation marquée des caractéristiques corporelles, spécifiques au sexe.

 

        A la puberté, la masse musculaire augmente jusqu'à environ 41,8% chez les garçons, et 35,8% chez les filles de la masse corporelle totale.

 

CROISSANCE ET APPAREIL LOCOMOTEUR PASSIF

 

        L'enfant ou l'adolescent est donc plus particulièrement exposé aux dangers de blessures dues aux charges d'entraînement excessives et  antiphysiologiques.

Cette fragilité apparaît surtout durant la poussée de croissance pubertaire qui crée un réel danger de lésions de surcharge orthopédiques.

 

Cependant, au même âge chronologique ou biologique, la réalisation d'un effort peut être supportée différemment d'un sujet à l'autre.

 

        La capacité de l'appareil osseux, cartilagineux, tendineux et ligamentaire à supporter un effort est un facteur limitatif dans l'entraînement de l'enfant et de l'adolescent, car les structures du système locomoteur passif sont en pleine croissance et n'ont pas encore la résistance de celles des adultes.

 

Certaines particularités sont propres à l'enfance et à l'adolescence :

        - les os sont plus souples en raison de la plus grande proportion de matériaux organiques relativement mous. Cependant, leur résistance à la traction et à la pression est moindre que celle des adultes, ce qui limite la capacité de l'ensemble du système squelettique à supporter des charges élevées .

       

        - les tissus tendineux et ligamentaires ne sont pas encore assez résistants à la traction, car leur structure micellaire est peu marquée (les micelles forment des structures semblables à des réseaux cristallins), et ils présentent une plus grande proportion de tissus intercellulaires .

 

        - en raison de leur rythme de division lié à la croissance, les tissus cartilagineux, et plus précisément, les cartilages de conjugaison qui ne sont pas encore ossifiés présentent un risque de blessure très élevé lorsqu'ils sont soumis à de fortes pressions ou à des forces de cisaillement élevées.

                Dans l'ensemble, on constate qu'un effort sous-maximal, adapté à la croissance, diversifié, ne sollicitant pas unilatéralement l'appareil locomoteur, représente un stimulus approprié tant pour la croissance que pour l'amélioration des structures.

Des efforts unilatéraux, maximaux ou exécutés sans préparation durant la croissance peuvent, en revanche, provoquer à plus ou moins long terme (blessures à retardement), la destruction des tissus concernés.

 

        Il faut également mentionner, en rapport avec ce qui a été dit précédemment, que les structures de l'appareil locomoteur passif de l'enfant et de l'adolescent s'adaptent positivement à des charges adéquates. Cependant, la vitesse de cette adaptation n'est pas comparable à celle de l'appareil locomoteur actif : alors que dans les muscles, on peut déjà observer des modifications fonctionnelles et morphologiques une semaine après un stimulus d'entraînement dans les os, les cartilages, les tendons et les ligaments, ces changements ne sont apparents qu'après plusieurs semaines d'entraînement.

 

        Cette adaptation lente, associée à une plus grande sensibilité de l'organisme aux surcharges en raison de la croissance, exige que les enfants effectuent une progression rigoureuse dans le dosage de la charge, afin d'assurer aux structures passives supportant le mouvement, une période d'adaptation suffisamment longue et afin de ne pas dépasser les limites de l'organisme et d'éviter ainsi, les accidents qui en sont la conséquence.

 

        On sait que le temps de récupération de l'appareil locomoteur passif est lent, et que des efforts subséquents trop précoces peuvent conduire à une récupération incomplète et, par conséquent, augmenter les risques de blessures pour les structures concernées.

                  

CROISSANCE ET METABOLISME

 

        Chez l'enfant qui grandit, le "métabolisme de construction" joue un rôle très particulier, parce que les processus de croissance et de différenciation intensifs, qui imposent un grand nombre de constructions et de remaniements des structures existantes, contribuent à élever le métabolisme de base : chez l'enfant, le métabolisme de base est de 20 à 30% supérieur à celui de l'adulte.

 

        De plus, les besoins en vitamines, minéraux et aliments sont augmentés. C'est plus particulièrement les besoins en protéines qui sont les plus hauts : les enfants ont besoin par jour de 2,5 g/kg de leur poids corporel en protéines, ce qui correspond aux besoins des sportifs adultes entraînés dans des épreuves de force. Des efforts supplémentaires peuvent encore accroître ces besoins chez l'enfant.

 

        Durant des activités corporelles ou sportives, où le volume et l'intensité des charges sont très grands, comme par exemple, dans des activités sportives où des performances de haut niveau sont produites durant l'enfance (patinage artistique, gymnastique, etc.), le processus métabolique (catabolisme) nécessaire à la fourniture d'énergie durant l'entraînement et la compétition peut éventuellement prédominer sur le métabolisme de construction (anabolisme) et entraver la croissance ou, tout au moins, diminuer la capacité de fournir un effort.

        Des périodes de récupération suffisantes sont donc particulièrement importantes pour les enfants et les adolescents.

 

PSYCHOLOGIE DE LA PRATIQUE SPORTIVE

                                     

POURQUOI  "FAIRE DU SPORT " ?

 

         Il existe, chez l'enfant, une activité physique spontanée, souvent débordante, d'autant plus

attrayante qu'elle s'intègre dans des jeux, sans contraintes, ni règles strictes.

       

        Les motivations de l'enfant, pour pratiquer un ou des sports particulier, sont nombreuses et

très variées.

 

        1. Personnelles :

 

         - Très tôt dans la vie, le goût de l'activité physique, comme moyen d'explorer le monde et d'explorer ses propres possibilités, lui a été stimulé.

Il lui paraît alors indispensable de pousser plus loin cette envie de se surpasser : le sport, avec l'esprit compétition, lui permet alors d'atteindre et de franchir des limites que le jeu spontané ne pourrait lui offrir.

 

        - Essayer de compenser certaines déficiences intellectuelles : par exemple, par une réussite sportive.

 

        - Essayer de se valoriser vis-à-vis des parents, du groupe scolaire, d'être le plus fort ou de pratiquer un sport encore d'exception : le hockey subaquatique.

 

        - Besoins de se dépenser physiquement, surtout dans notre société de plus en plus sédentaire, même pour l'enfant.

        

         - Rôles des médias qui font rêver, par l'intermédiaire des "vedettes" du sport, ou par la présentation de "sport aventure".

       

        - Pour faire comme les copains ... appartenance à un groupe.

 

        - De plus, pour le hockey subaquatique, on retrouve chez la plupart cette envie ( presque innée), d'évoluer en milieu aquatique, et ce, dès le plus jeune âge ( " bébé nageur " ).

 

        2. Familiales :

 

        - L'enfant est poussé à faire du sport "pour son bien", dans le but d'un bon équilibre.

        - Plus dangereusement, l'enfant est parfois "obligé" à la pratique du sport et à la compétition, car les parents transposent leur propre image dans leur enfant : il doit réussir là où ils n'ont peut être pas réussi.

Egalement,  retentissement social,   les éloges de la société retombent sur les parents quand l'enfant devient "vedette".

        - Par habitude : l'enfant, vivant dans un contexte sportif familial, copie naturellement ses parents.

        - A l'opposé : surtout à l'adolescence, il peut y avoir une envie de se séparer du milieu familial, et de se rapprocher alors d'un club, d'une équipe, d'un entraîneur ...

 

 

RELATIONS MUTUELLES

 

         Relation athlète-entraîneur

 

         Rôle très important de l'entraîneur, surtout au niveau des compétitions de haut niveau.

Il est alors évident que toutes les difficultés, dans cette relation, va altérer le niveau des performances.

 

ATTENTION :

 

- au manque de réalisme

- aux attitudes négatives

- aux ordres maladroits, ou trop rigides et pénibles à suivre pour  l'enfant.

 

Interférence de l'entraîneur dans les activités extra-sportives de l'enfant.

 

L'entraîneur doit s'intéresser à la vie de l'enfant, travail scolaire, contexte social ...

 

Rôle important de l'entraîneur au moment de l'adolescence.

 

         Relation athlète-parents-entraîneur

 

- Motivation des parents, de natures différentes ...

 

- Intrusion des parents dans le travail de l'entraîneur et rejet des parents par ce dernier :

..........  source de conflit et de tension pour l'enfant.

 

En général, les parents apportent un soutien important et indispensable, moral, (encouragements), et logistique (transports, dépenses d'équipement ...)

 

        Relation avec l'équipe

 

Il est évident que la détérioration des rapports mutuels entre les membres d'une équipe aboutit au désastre pour les compétitions de l'équipe :

.......... d'où importance du maintien de L'ESPRIT D'EQUIPE.

 

Il n'est pas rare qu'un individu domine les autres membres de l'équipe :

        . sa position de chef, de meneur de jeu, peut améliorer les performances de l'équipe.

        . son égoïsme peut décourager l'équipe.

 

         Relation avec l'adversaire

 

Comme dans tout sport , il faut insister sur le respect de l'adversaire, même si l'enjeu de la compétition est important.

 

Attention! les enfants reprennent toujours les idées, ou copient les comportements plus ou moins agressifs des adultes qui les encadrent.

 

L'agressivité même verbale est intolérable !

       

         Relation avec les officiels

 

Comme  précédemment, il faut faire comprendre aux jeunes, dès le stade d'initiation, que la pratique de ce sport obéit à certaines règles qu'il lui faudra connaître et surtout respecter.

 

La discipline et le respect des officiels et arbitres sont des notions fondamentales.

 

 

STRESS ET PERFORMANCES

 

 

         Des études ont montré qu'il existe, chez chaque individu, un degré optimal de tension, correspondant à une performance maximale.

 

        Parfois, le degré de tension est tel que les performances chutent : les résultats d'un athlète en compétition sont inférieurs à ceux de l'entraînement.

Il est donc alors nécessaire que des " psychologues sportifs " dépistent l'anxiété des jeunes athlètes et proposent une thérapie appropriée :

               

        - Apprendre à contrôler son niveau de tension par des techniques de relaxation, d'introspection (conditionnement mental).

Egalement indispensable est la recherche de la nature de la situation anxiogène, pour intervenir dès le départ :

..........  attitude de l'entraîneur.

..........  attitude des parents.

.......... attitude des coéquipiers

               

Ne pas "nourrir" l'enfant (ou soi-même), d'espoirs irréalistes vis-à-vis d'une performance, aboutissant, chez l'enfant, à des réflexions du type :

                  "ce serait vraiment terrible si j'échouais !"

                     " je ferai aussi bien de renoncer !"

 

Ces attitudes négatives doivent céder la place à des pensées plus adaptées :

                  "je ferai de mon mieux".

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

LE HOCKEY SUBAQUATIQUE ET L'ENFANT

 

 

        D'après ce qui vient d'être écrit, le hockey subaquatique est donc un sport sollicitant la plupart des grandes fonctions métaboliques de l'organisme, toutes les possibilités physiques de l'individu, avec une participation mentale et psychique équilibrée et importante.

 

        L'enfant est un individu en évolution permanente. Ses différentes possibilités, décrites précédemment, vont être élaborées par étapes successives jusqu'à l'âge adulte.

 

        Le stade " hockeyeur subaquatique confirmé ", sera  l'aboutissement d'une "culture" aquatique et subaquatique, accompagnée d'un enseignement technique, échelonnée sur de nombreuses années.

 

 

AGE DE DEBUT : DE L'INITIATION AU SPORT DE COMPETITION

 

        En préambule, il faut signaler qu'il n'y a pas d'âge limite inférieur pour être licencié à la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM).

 

        Le tableau suivant : classification des stades de développement d'après l'âge chronologique, va nous permettre d'avoir référence à des tranches d'âge précises dans le développement de l'enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

Le nourrisson et la petite enfance :

 

         L'étape du nourrisson et de la petite enfance joue un rôle décisif dans le développement complet de l'enfant. Cette période, qui va de la naissance à 3 ans, n'intéresse pas directement le hockey subaquatique.

 

        Par contre, dès cette période, beaucoup d'enfants, voire de bébés, ont déjà eu un contact plus ou moins élaboré avec le milieu aquatique : bébés nageurs, début d'initiation à la natation soit avec les parents, soit dans le cadre des activités de crèche ou d'école maternelle.

 

        Il est à noter que dès cet âge, l'évolution libre des enfants en milieu aquatique permet d'observer de nombreuses phases spontanément subaquatiques en apnée.

 

L'âge préscolaire :

 

         L'âge préscolaire comprend les âges de 3 à 6-7 ans et est qualifié "d'âge d'or de l'enfance".

        A 6 ans, le cerveau a atteint approximativement 90 à 95% du poids du cerveau adulte, et la myélinisation des fibres nerveuses afférentes et efférentes est achevée (c'est-à-dire que toutes les connexions nerveuses, toutes les possibilités, sont à leur maximum).

        Cette myélinisation des fibres nerveuses accroît grandement la capacité de prise et de traitement de l'information, tout comme elle détermine une amélioration dans la précision des mouvements.

        Cette étape est donc caractérisée par un grand besoin de mouvements et de jeux, ainsi que par une curiosité pour tout ce qui est inconnu (ce qui apparaît particulièrement évident à "l'âge des questions", vers 4 à 5 ans).

 

        On note également une grande disponibilité affective pour tous les apprentissages.

 

        Par contre, une faible capacité de concentration (conditionnée par la prépondérance des processus d'excitations cérébraux sur ceux d'inhibition) est à la base des changements constants d'activité à cet âge : l'enfant s'intéresse à un grand nombre de jeux qu'il varie et renouvelle constamment.

 

        Il me semble indispensable que les activités subaquatiques, dont le hockey subaquatique, fassent partie de la panoplie des sports variés, proposés aux enfants de cet âge.

 

        Ces possibilités doivent être offertes par les clubs, mais comme nous l'avons signalé, l'enfant de cet âge a besoin de changement, et une licence pour une année n'est peut être pas la solution qui satisfera la plupart des parents. Le mieux est d'inclure le hockey subaquatique dans des activités scolaires ou périscolaires : type " contrat de ville ", ou intégration dans les actions pédagogiques de  certaines écoles maternelles.

 

        Les activités proposées doivent être orientées vers l'acquisition d'une base étendue d'habiletés motrices, par une diversité d'exercices élémentaires mettant l'enfant dans des situations d'apprentissage appropriées : palmage, maniement d'une crosse. Cette activité doit être pratiquée absolument sous des formes plaisantes et divertissantes.

 

                                                                                                                         

Le premier stade scolaire (âge scolaire précoce)

 

        Il se situe entre 6-7 ans et 10 ans. Cette étape du développement est caractérisée par un comportement moteur impétueux, qui s'estompe vers la fin de cette période. 

L'expression de cette motricité débordante est un intérêt sportif enthousiaste (le taux d'inscriptions dans les clubs sportifs est à son maximum pendant cette période).

 

        Dans cette catégorie d'âge, les caractéristiques psycho-physiques sont extrêmement favorables à l'acquisition d'habiletés motrices. L'élargissement du répertoire gestuel et l'amélioration des capacités de coordination sont au coeur de la formation sportive du premier et du second stade scolaire.

 

        Ces caractéristiques devront être exploitées pour apprendre un grand nombre de techniques fondamentales, grossièrement coordonnées tout d'abord, mais qui seront perfectionnées par la suite.

 

        L'entraînement multidisciplinaire doit être une préoccupation majeure. Mais dans les sports nécessitant une formation technique précoce et qui se prolonge durant de longues années , il faut affiner déjà l'apprentissage gestuel.

 

        L'enthousiasme sportif des enfants doit aussi être mis à profit par une pratique motivante, accompagnée de nombreuses expériences de réussites, afin de développer chez eux, des attitudes et des réponses conditionnées qui, par la suite, garantiront une habitude sportive durant la vie entière.

 

        Pour ce qui est des entraînements à visée hockey subaquatique, il sera bien sûr important, pour parfaire des acquisitions de V02 max. satisfaisantes, et permettre un bon niveau de base utile par la suite, de proposer un entraînement aérobie général ( natation, nage avec palmes ) , en plus des autres activités scolaires ou périscolaires ( athlétisme, course d'endurance...).

 

        L'initiation au palmage, soit en bipalme, soit en monopalme, sera également réalisée, de même que celle à la technique du hockey subaquatique.

 

        Comme nous l'avons vu, les capacités anaérobies étant limitées, le travail en apnée et en anaérobie sera plus faible.

 

        Là aussi, le terrain et le matériel seront adaptés au gabarit de l'enfant.

 

        Si des compétitions devaient être proposées, avec un temps réduit, il serait, à mon avis, utile de modifier les règles du jeu, et d'accepter 12 joueurs par équipe, chaque joueur aurait ainsi un remplaçant permanent.

 

 

 

 

                                                                                                        

 

Le second stade scolaire (âge scolaire tardif)

 

        Il poursuit le précédent vers 10-11 ans, jusqu'à l'âge de la puberté.

 

        Les différences, avec la période précédente, sont graduelles et les transitions progressives.

 

        Il s'agit du "meilleur âge" pour l'apprentissage moteur. Il doit permettre l'acquisition des techniques sportives de base sous leur forme élémentaire, et si possible plus élaborées, par le biais d'une pratique rationnelle et orientée.

 

        Les multiples élargissements du répertoire gestuel ne doivent toutefois pas être un "méli-mélo" de gestes médiocres, à demi appris, mais constituer des habiletés motrices précises. Il s'agit donc, dès ce stade, d'un apprentissage technique du geste parfait.

 

        L'encadrement doit être tout à fait au niveau. L'excellente capacité d'apprentissage, à ce stade, doit être exploitée d'emblée pour l'assimilation de gestes précis. Il faut agir avec prudence, afin de ne pas automatiser des gestes inadaptés (des erreurs motrices), et d'éviter par la suite, un réapprentissage.

 

        La base des coordinations utiles, aux futures hautes performances, est établie au cours de la première et de la seconde période de l'âge scolaire. Il faut toutefois spécifier que tous les niveaux d'âge sont dans des rapports d'interdépendance étroits : les niveaux suivants sont construits sur la base des niveaux précédents.

 

        Ces deux périodes scolaires sont donc capitales pour la pratique de tous sports. Il faut que les enfants, dès 7 à 8 ans, puissent fréquenter les clubs de hockey subaquatique, pour y commencer l'apprentissage de gestes techniques précis. C'est à mon avis, une étape indispensable pour la formation de futurs hockeyeurs de haut niveau.

 

 

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La première phase de la puberté                                                                         

       

        La première phase de la puberté, que l'on qualifie aussi de seconde phase de maturation morphologique, débute vers 11-12 ans chez la fille, et vers 12-13 ans chez le garçon.

Elle dure approximativement jusqu'à 13-14 ans chez la fille, et 14-15 ans chez le garçon.

 

        La forte augmentation de la taille et du poids, qui parfois détériore le rapport force/poids, est responsable, en bonne partie, de la diminution des coordinations spécialisées. La précision du contrôle gestuel diminue ; les mouvements excessifs sont typiques à cet âge.

        D'autre part, la puberté, particulièrement dans sa première phase, représente la période où 

" l'entraînabilité " des déterminants de la condition physique est maximale.

 

        Ces données nouvelles exigent une orientation correspondante de l'entraînement. Dans la première phase pubertaire, les qualités physiques sont améliorées en priorité, ensuite, on cherchera à stabiliser les coordinations et si possible, à les améliorer progressivement

        Le niveau intellectuel plus élevé à cet âge permet une nouvelle forme d'apprentissage gestuel et de l'entraînement en général.

 

        Connaissant le vaste éventail des attentes de l'adolescent à cet âge, il faut accorder davantage d'importance à sa participation à la programmation, à son autoréalisation au sein du groupe et lui laisser une plus grande part de décision dans le choix de l'entraînement (apprentissage, exercices, jeux), en individualisant sa conduite.

 

        Les conflits latents doivent être éclaircis franchement, sans tergiversation.

        Lors du dosage des charges d'entraînement, il faut tenir compte de l'instabilité de la motivation de l'adolescent.

 

        La première phase de la puberté est une période de restructuration. Les erreurs commises dans la programmation des charges d'entraînement et avant tout, dans les rapports avec les adolescents, sont les premières causes d'abandon de l'activité sportive par un nombre non négligeable d'entre eux, au moment où les stimuli d'entraînement sont particulièrement efficaces.

 

        C'est la difficile tâche de l'entraîneur que de maintenir intacte la motivation de "ses protégés", de la stabiliser et de résoudre les situations de conflit par une intervention pédagogique appropriée. Celle-ci pourra se réaliser par une conduite prudente, qui respecte l'autonomie et les attentes de l'adolescent, et en dosant l'entraînement en fonction des capacités individuelles.

 

        Sur le plan pratique, cette phase sera la phase d'entraînement intensif ou soutenu de nage avec palmes, associé avec des entraînements en anaérobie, en apnée, de technique, et avec également le début des compétitions, le plus possible amicales, qui seront présentées comme le fruit et la récompense de l'entraînement préalable.

 

 

 

 

 

Seconde phase de la puberté (l'adolescence)

 

         Chez les filles, l'adolescence débute vers l'âge de 13-14 ans et se termine vers 17-18 ans, alors que chez les garçons, elle débute vers 14-15 ans et se termine vers 18-19 ans.

 

        L'adolescence est la phase finale du processus de croissance, qui part de l'enfance et se termine au stade adulte..

                                                                                                                         

        Elle se caractérise par un ralentissement de tous les paramètres de la croissance et du développement. L'équilibre des proportions corporelles, la stabilisation psychique, l'élévation du niveau intellectuel et l'affinement de la capacité d'observation font, de l'adolescence, un "deuxième âge d'or" de l'apprentissage.

 

        L'augmentation de la capacité physique et psychique permettant de supporter de plus grandes charges d'entraînement et la grande plasticité du système nerveux central, typique de toute la période de la croissance, permettent de soutenir un entraînement volumineux et intense.

 

        L'adolescence doit être la période privilégiée pour le perfectionnement de la technique et pour l'acquisition de toutes les qualités physiques spécifiques à une discipline sportive.

 

        Cette période de l'adolescence, qui englobe nos catégories cadets et juniors, est l'étape finale de l'évolution vers le sportif de haut niveau, avec un entraînement physique, technique et psychique intense, mais toujours progressif.

 

 

 

 

 

 

 

LES CATEGORIES D'AGE

 

        Les catégories pour le hockey subaquatique :

 

benjamins : de 10 à 12 ans

minimes    : de 12 à 14 ans

cadets      : de 14 à 16 ans

juniors      : de 16 à 18 ans

seniors     : de 18 à 35 ans

 

        Ces catégories sont les mêmes, quelque soit le sexe.

        Le surclassement de catégories est autorisé pour les benjamins, minimes, cadets et juniors. 

 

        L'analyse détaillée de ces catégories permet de proposer des conseils d'entraînement et des modalités de compétition spécifiques.

 

De 6 à 10 ans:

 

        Il n'y a pas de catégorie reconnue pour le hockey subaquatique, mais comme vu précédemment, une initiation au hockey est, à mon avis, tout à fait possible et même nécessaire.

       

        Il faudra pour cela, tenir compte de la maturité physique, mais surtout psychologique des enfants et adapter les groupes en fonction de leurs capacités, donc en fonction de l'âge.

 

 

Pour les catégories benjamins et minimes

 

 

 

                                                                                                                

        L'analyse des courbes de taille (et de poids) permet de constater que les courbes sont de progression régulière, et pratiquement superposables, dans les deux sexes.

 

        Comme nous l'avons vu , la maturation physiologique évolue entre 10 et 14 ans, de la même façon, pour les garçons et les filles. A rappeler que la VO2 max. spécifique augmente jusqu'à 13 ans pour le garçon et 11-12 ans pour la fille, que les capacités anaérobies sont semblables et progressent de la même façon dans ces catégories d'âge.

 

        La mobilité et la souplesse sont au maximum, entre 10 et 14 ans. La puberté commence chez la fille entre 11 et 13 ans, et chez le garçon entre 13 et 15 ans, ceci dans les catégories minimes.

 

        Pour les catégories benjamins et minimes (10 à 14 ans), les entraînements devraient être communs.

 

        Les matchs de compétition peuvent tout à fait être mixtes.

 

        Les surclassements de catégories restent logiques, sous réserve, bien sûr, de la sagesse de l'entraîneur et du médecin, autorisant ce surclassement.

 

        En effet, un garçon ou une fille, à la limite inférieure de la taille à 10 ans, aura plus de difficulté physique, face à un garçon ou une fille au maximum de la courbe, à 14 ans. Dans un jeu régulier, il ne me semble pas y avoir de risque médical, simplement des performances inadaptées et donc un possible découragement des plus défavorisés.

 

        Le matériel sera bien sûr adapté , en particulier la crosse qui devra être d'un gabarit inférieur en fonction de la taille de la main de l'enfant et le palet qui sera également " hors normes " (1 kg ).

 

        La profondeur devra être entre 1,50m et 1,80m.

 

        L'aire de jeu pourrait être du style 15 m de longueur sur 10 m de largeur.

 

        Enfin, les équipes devraient être, pour ces deux catégories, formées de 12 joueurs par match, chaque joueur ayant alors un remplaçant.

 

        La durée de match serait de 2 fois 10 mn, avec 3 mn de récupération à la mi-temps, et 1 heure de récupération entre chaque match.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                

Pour les catégories cadets et juniors :

 

 

 

 

 

        On s'aperçoit que la croissance staturale se différencie nettement à partir de 14 ans, ce qui coïncide bien sûr, avec la puberté. La croissance en taille et en poids des garçons progresse rapidement jusqu'à 16 ans, plus progressivement ensuite. Il en est de même pour les filles, et surtout, la différence devient significative entre les garçons et les filles.

 

        C'est dans cette période de 14 à 16 ans, donc chez les cadets, que les métabolismes vont compléter leur maturation, en particulier sur le plan anaérobie.

 

        Les progrès en force arriveront à leur maximum vers 15-17 ans, chez la fille, après 17 ans chez le garçon, mais la différence de musculature entre les garçons et les filles fait déjà une différence nette à 16 ans.

 

        Les possibilités de vitesse auront atteint leur maximum chez la fille vers 16-17 ans, alors qu'elles continueront à progresser chez le garçon, jusque 20-25 ans.

 

        Cette catégorie cadet est une période de transition importante. Il faudra tenir compte des variabilités importantes dans les différences de maturité entre les enfants, et surtout entre les sexes, et entre ceux qui ont une différence chronologique de maturation.

        Dès cette catégorie cadet, et pour les âges supérieurs, le matériel peut être celui des seniors, avec un palet réglementaire, une aire de jeu réglementaire, mais si possible, ne dépassant pas les 2 mètres. La durée des matchs ira de 2 fois 10 à 2 fois 15 mn, avec 3 mn de récupération à la mi-temps.

                                                                                                                                 

        Les surclassements minimes-cadets sont à prendre en considération et avec beaucoup plus de rigueur que pour les catégories précédentes, compte tenu des différences significatives entre les possibilités métaboliques, physiques et staturales d'un enfant de 12 ans, donc en 1ère année minime, et d'un cadet 2ème année.

 

        A mon avis, dans cette catégorie, le simple surclassement, c'est-à-dire 2ème année minime, devrait être autorisé pour jouer en cadet.

 

         Les surclassements cadets-juniors posent un peu moins de problème, et le surclassement de catégorie peut être maintenu.

 

         La mixité peut être maintenue dans les entraînements et également en compétition, dans les catégories cadets.

La différence de gabarit de force en défaveur de la fille est compensée par une maturation plus avancée de celle-ci, à 16 ans.

 

        Par contre, en junior, la différence est très nette en défaveur des filles. Il sera du rôle de l'entraîneur de bien apprécier les qualités des joueurs et joueuses, afin de leur permettre de jouer avec plaisir, et motivation.

 

        Le surclassement des cadettes en juniors, sachant que ces juniors risquent de rencontrer des équipes essentiellement masculines, me semble peu réaliste, sur le plan du jeu.

Le risque médical est négligeable, mais pratiquer un jeu collectif, sans avoir des chances de toucher le palet me paraît assez frustrant.

 

        L'idéal serait donc de créer, (ce qui est pour le moment encore un peu utopiste) un championnat junior masculin, et un féminin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les catégories juniors-seniors :                                                                            

        

        Il faut, dès ce stade, faire la différence entre les garçons et les filles.

 

        Pour les garçons, la maturation n'est pas terminée. Sur le plan staturo-pondéral, la croissance va encore se faire, mais au ralenti, par contre, sur le plan musculaire, force, métabolisme aérobie, anaérobie, les progrès sont encore à faire.

 

        Les surclassements sont possibles par catégorie, mais là aussi, le rôle de l'entraîneur est important, surtout qu'à 16 ans, la maturité psychique n'est pas stable.

 

         Chez les filles, le problème est complètement différent. A 16 ans, donc 1ère année junior, la maturation est presque à son terme.

 

 

        Le surclassement de catégorie junior-senior est tout à fait logique.

 

        Je pense également, d'après tous les éléments analysés au cours de ce mémoire, qu'un double surclassement de 2ème année cadette, donc à partir de 15 ans, en catégorie senior, est sans risque.

 

        En effet, la plupart des phénomènes biologiques, physiques et staturaux arrivent au terme de leur évolution, sans différence significative, mis à part sur le plan psychique, par rapport à la catégorie senior.

       

        Il est certain que ce double surclassement doit être proposé par un entraîneur réaliste et pourrait être soumis à une commission régionale médicale de hockey subaquatique, comme c'est le cas dans d'autres fédérations, et ceci, sur des éléments physiques de références : poids, taille, stade pubertaire, évaluation des possibilités aérobies, voire anaérobies ...

 

 

CONDUITE DE L'ENTRAINEMENT

 

 

        L'entraînement des enfants suit les mêmes règles générales que pour l'adulte.

 

Nombre de séances par semaine :

 

        L'idéal serait trois entraînements par semaine en piscine. Il faudra cependant prendre en considération les autres activités de l'enfant en dehors du club, plus ou moins importantes (sport scolaire, autre discipline sportive...) A partir de 10 heures d'activité physique intense par semaines, le jeune sportif peut être médicalement considéré comme un sportif de haut niveau d'entraînement.

 

Durée de l'entraînement :

 

        Il s'agit également d'un problème spécifique, à adapter en fonction des possibilités locales. Un créneau de piscine de deux heures me semble nécessaire.

 

        Le contenu de la séance d'entraînement va s'adapter en fonction de l'âge de l'enfant, et en fonction de la progression théorique de l'entraînement sur une saison : se référer aux règles habituelles...

 

        Plus l'enfant sera jeune, plus ses possibilités de concentration seront diminuées. Il faudra donc, dans une séance d'entraînement, programmer des séquences différentes, agréables et diversifiées, pour rompre la monotonie et continuer à intéresser l'enfant.

 

        Par exemple, sur un entraînement de 2 heures, on peut imaginer :

 

                -  Environ une 1/2 heure de préparation et d'échauffement, avec 10 à 15 mn d'échauffement à sec, 10 à 15 mn d'échauffement aquatique, de surface, en palmes.

 

                -  1/2 heure d'entraînement de nage, essentiellement en aérobie au début, soit lorsque l'enfant est jeune, soit lorsqu'il s'initie à la nage avec palmes, soit parce qu'il s'agit du début de saison ou de la reprise des entraînements.

 

                -  1/2 heure de théorie technique avec une partie initiale au tableau qui permet une récupération physique, et une deuxième partie aquatique, qui servira également d'entraînement à l'apnée.

 

                -  Et enfin, la " récompense " : 1/2 heure de match, dans laquelle on y inclura évidemment une partie technique et une partie tactique.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

RISQUES MEDICAUX DU HOCKEY SUBAQUATIQUE

 

 

RISQUES MEDICAUX

 

 

La noyade

 

        La noyade reconnaît plusieurs causes :

 

        Tout malaise, dans le milieu aquatique, peut engendrer une noyade.

 

                -  Les malaises d'origine cardiaque...

               

                -  Les causes habituelles, liées au milieu aquatique : chocs thermo-différentiels, malaise vagale par irruption brutale d'eau dans les voies respiratoires supérieures, entraînant une bradycardie réflexe extrême, avec malaise.

 

                -  On pourra également retrouver des causes spécifiques aux activités subaquatiques, en particulier en apnée: ce sera le malaise hypoxique, lié à une hyperventilation trop prolongée avant l'apnée.

 

                -  Ou encore, ce sera la pénétration d'eau dans le tuba, soit accidentelle, soit au cours

d'un malaise hypoxie-hypercapnie, lié à un tuba de volume trop important pour l'enfant. Ce volume de tuba réalise un espace mort important à l'effort. L'hyperventilation de cet espace mort abouti à une hypoventilation alvéolaire, avec hypoxie et hypercapnie, pouvant aller jusqu'à la perte de conscience et donc provoquer la noyade.

        Il est très important de vérifier et d'adapter au gabarit de l'enfant, le matériel, y compris le tuba.

               

                -  De même que dans toutes activités physiques, le malaise hypoglycémique peut exister, du fait de la perte calorique liée à l'exercice physique, et  à l'ambiance assez froide des piscines.

        La diététique et son éducation sont très importantes et font partie des conseils d'entraînement et de compétition.

               

                -  Enfin un choc, lors d'une phase de jeu, pouvant engendrer un "KO", responsable d'une perte de connaissance et donc possibilité d'une noyade.

               

 

Les premiers gestes de soins de ces accidents relèvent des règles élémentaires de secourisme, de la présence à proximité de matériel de réanimation: insufflateur manuel, oxygène, avec des masques adaptés aux différents gabarits des enfants... Tous ces éléments sont enseignés par ailleurs.

 

 

                                                                                                                         

 

 

 

Cardiologiques

 

        Comme tous les autres sports avec une participation cardio-vasculaire intense, le hockey subaquatique présente un risque de malaise ou même de mort subite, d'origine cardiaque, équivalent aux autres disciplines.

       

        Ces phénomènes arrivent habituellement sur un coeur déjà porteur d'une anomalie (trouble du rythme, cardiomyopathie obstructive ...).

 

        Cela permet d'affirmer que l'examen préalable à la pratique du sport, et donc du hockey subaquatique en particulier, est très important. Il ne s'agit pas d'un simple bout de papier à signer, mais d'un véritable examen de l'enfant, avec, si nécessaire, des explorations complémentaires, par exemple : électrocardiogramme, simple ou à l'effort, consultation spécialisée ...

 

        Comme dans les autres disciplines, le rôle de l'entraîneur est important. Si un enfant est victime d'un malaise survenant à l'effort, il est tout à fait impératif de signaler ce cas aux parents et de leur conseiller de consulter immédiatement leur médecin. L'enfant ne sera à nouveau accepter au sein du club qu'avec une autorisation médicale.

 

Les risques O.R.L. (oto-rhino-laryngologiques )

 

        La pathologie O.R.L. est fréquente chez l'enfant.

 

        Compte tenu de la maturation encore imparfaite du système immunitaire de l'enfant, et surtout de sa méconnaissance de tous les agents infectieux existants, les infections O.R.L. : rhinite, rhino-pharyngite, angine, otite, sont fréquentes chez l'enfant.

 

        Par ailleurs, le hockey subaquatique s'exerçant au fond d'une piscine, donc à une profondeur de 2 à 4 mètres habituellement, la pression exercée peut rendre compte d'une pathologie

barotraumatique.

 

        Toute infection ou inflammation de la sphère O.R.L. peut aggraver ces phénomènes de pression ou entraver la possibilité d'équilibrer les pressions des différentes cavités, d'où risque de sinusite, otite ...

 

        Il faudra donc être vigilant à l'état de santé de tous ces jeunes hockeyeurs, en leur conseillant un entraînement uniquement de surface, en cas de rhume ou autre maladie O.R.L., par exemple. Il vaut mieux éviter une séance d'entraînement plutôt que de perdre 3 semaines à soigner une sinusite ou une otite..

 

        Prévention également :

 

        -  du plaquage de masque ...

        -  des otites barotraumatiques par équilibrage des tympans, par la manoeuvre de Valsalva...

        -  du port obligatoire, même à l'entraînement, d'un bonnet avec oreillettes protectrices pour éviter le risque de perforation du tympan, par hyperpression brutale lors d'un coup de palme sur l'oreille, ou d'un plongeon hasardeux.

 

Gêne odontologique

 

        Lors de la croissance des dents, à partir de l'âge de 6 ans environ, avec le renouvellement de la dentition :  chute des dents de lait et apparition des dents définitives, le tuba peut occasionner une gêne dont il faudra tenir compte.

 

Il faut essayer de trouver le tuba le mieux adapté, momentanément, à la bouche de l'enfant.

 

 

 

Risques ostéotendineux

 

        Les tendinites, surtout au niveau des chevilles et des mollets, peuvent se voire assez couramment.

 

        Elles sont essentiellement dues à un entraînement trop poussé, ou trop rapidement intense.

 

        Un  matériel, en particulier des palmes non adaptées: voilure trop large, palme trop rigide, peut également trop solliciter le système ostéotendineux.

 

        Là aussi, le rôle de l'entraîneur est d'être à l'écoute de toutes les doléances et de les prendre en considération. Il est possible aussi que l'enfant ne dise rien pour ne pas risquer d'être dévalorisé vis-à-vis de ses camarades. Une contre performance peut alors attirer l'attention de l'encadrement.

 

        Les bons conseils dans le choix du matériel ont un rôle primordial.

 

        On peut également voire des tendinites au niveau de la main, en général par des séances de tirs trop intenses ou par une sollicitation trop importante de la musculature à cause d'une crosse mal adaptée ou d' un palet trop lourd...

 

 

Le surmenage physique

 

        Il existe.

 

        Il faut savoir le dépister devant un enfant qui a un comportement physique ou psychique inhabituel.

 

        L'entraînement sera donc adapté.

 

Dermatologie   

 

         Les mycoses sont fréquentes essentiellement au niveau des pieds (orteils).   

       

        De même que les verrues plantaires.

 

        Elles peuvent engendrer une gêne lors du palmage.

        Elles nécessitent un traitement approprié et des règles d'hygiène comme prévention.

                                                                                                                         

LES RISQUES TRAUMATIQUES

 

        Les traumatismes dans les jeux observés chez l'enfant rejoignent ceux de l'adulte.

 

         L'observation des deux championnats jeunes de 95 et 96 à Varennes-Vauzelles ont permis quelques constatations :

 

                -  Le jeu habituel de ces jeunes était tout à fait régulier, sans agressivité. Les contacts physiques sont moins importants en apparence que chez les seniors, et donc la pathologie directe par coups (de coude, de talon, d'épaule) est moindre.

 

                -  Par contre, sur le plan technique, le palet est soulevé tout comme chez les adultes, mais comme la plupart manque de maturation dans le jeu technique ou présente trop de précipitation, les adversaires sont souvent pris pour cible, involontairement.

 

Lors du dernier championnat, 4 ou 5 enfants avaient pris le palet au niveau de la face ou du crâne, sans autre conséquence que de désagréables plaies ou bosses.

 

Ces accidents sont dus plus à un défaut d'expérience qu'à une agressivité.

 

        Les traumatismes des doigts sont les mêmes que chez l'adulte, essentiellement au niveau des phalanges, dus à la réception mal contrôlée du palet .

 

        Par contre, les fractures osseuses chez l'enfant sont en général beaucoup plus risquées lorsqu'elles touchent un cartilage de conjugaison (cartilage qui permettent la croissance de l'os).

 

         Il serait utile d'envisager une protection supplémentaire ou réellement efficace pour les mains de ces jeunes hockeyeurs.

 

        Il faut également insister sur le contrôle technique du palet avec la crosse et sur la nécessité, comme dans tout jeu de bon hockeyeur, d'éviter le contact de l'adversaire.

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

        La prévention des accidents et des incidents liés au hockey subaquatique chez l'enfant passe, comme dans la plupart des sports, par un dialogue et une complémentarité entre entraîneur, médecin de club, (s'il existe) et les parents.

 

        Le contrôle médical initial, avant la prise de licence est indispensable, et à mon avis, doit être fait par un médecin connaissant les risques du hockey subaquatique, même s'il s'agit du médecin traitant de l'enfant.

 

        L'examen minutieux du système cardio-respiratoire et de la sphère O.R.L. est indispensable.

                                                                                          

        Pour  les enfants ou les adolescents qui pratiquent le hockey subaquatique à un haut niveau, c'est-à-dire à plus de 10 heures /semaine d'entraînement intensif, il me semble utile d'avoir un suivi médical régulier sur la saison, avec au minimum, 3 consultations/an.

 

        Cela doit permettre de dépister une anomalie méconnue initialement ou apparue secondairement et de suivre les répercussions physiques (appareil locomoteur...) ou psychiques engendrées par une charge de travail trop intense.

 

        Le rôle de l'entraîneur sera :

 

                -  de proposer, en plus, des consultations en cas de doute, contre-performance, surmenage, anomalie, lors des entraînements (type malaises ...)

 

                -  de vérifier que le matériel soit bien adapté à l'individu

 

                -  d'éduquer l'esprit sportif et de perfectionner les gestes techniques, tout en tenant compte des particularités individuelles et des activités en dehors du club ...

 

 

 

 

HOCKEY SUBAQUATIQUE ET DOPAGE

 

        Il n'y a pas de limite d'âge pour être soumis à un contrôle antidopage.

 

        Il n'est pas non plus nécessaire d'évoluer dans une équipe pratiquant le hockey subaquatique de haut niveau pour que ce contrôle ait lieu.

 

        Le rôle de l'entraîneur sera également d'expliquer les lois antidopage et surtout d'insister sur le fait que le dopage à proprement dit n'est que du vol, mais qu'en plus, il y a un risque important pour la santé de l'individu.

 

        Cependant, un autre volet doit être abordé, c'est celui des contrôles positifs, suite à des médications prises ou prescrites pour soigner telle ou telle maladie. Là aussi, une information est nécessaire au niveau des enfants et des parents, afin de ne pas être "piégé" dans une telle situation : de simples gouttes nasales, par exemple, peuvent positiver un contrôle antidopage...

 

        Il faut donc expliquer qu'en France, tout médicament contient une notice, et qu'il faut la lire jusqu'au bout. En cas de doute, en parler au médecin ou au pharmacien.

 

        Un problème particulier est celui de l'enfant asthmatique. Il faut savoir que dans l'asthme de l'enfant, les sports les plus conseillés sont les sports aquatiques, en dehors de la plongée en scaphandre, bien sûr.

Par contre, certains traitements, même en aérosol, que prennent ces enfants peuvent être des produits dopants.

En cas de compétition, une tolérance est admise sur "justification thérapeutique". Il faut alors avoir un dossier élaboré par un médecin pneumologue agréé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Les parents et l'enfant doivent en être avertis, car une fois que le contrôle est positif, il est trop tard pour faire les démarches.

 

        Enfin, il faut aussi savoir expliquer les modalités du prélèvement d'urine lors du contrôle antidopage, ( uriner  en présence du médecin ), ce qui n'est pas toujours évident à faire accepter par un enfant, surtout par une fille.

 

 

 

                                                                                                                        

 

CONCLUSION

 

 

 

        La conclusion de cette réflexion permet d'affirmer que le hockey subaquatique, sport encore nouveau, mais qui rencontre une popularité de plus en plus croissante chez les jeunes, présente des caractéristiques techniques et des impératifs physiologiques tout à fait compatibles avec les possibilités de l'enfant.

 

        Comme pour tous les sports nécessitant des gestes techniques précis, une initiation et un apprentissage précoces dans l'enfance, vers 6 à 8 ans, serait utile et me semble réalisable.

Les risques sont faibles, sous réserve d'un entraînement prudent et adapté.

 

        Par la suite, un entraînement physique général et spécifique aérobie, suivi d'une sollicitation des possibilités anaérobies et d'apnée vers l'adolescence, seront nécessaires pour arriver à un haut niveau à l'âge adulte.

 

        Les spécificités évolutives, liées à l'enfance, seront à prendre en considération :

 

                -  en adaptant les entraînements aux possibilités physiques, techniques et psychiques de l'âge et du sexe.

 

                -  en proposant des phases de jeu équilibrées, donc en restant vigilant sur les surclassements inconsidérés.

       

                -  en adaptant le matériel (équipement personnel ou palet) au gabarit et aux possibilités de l'individu.

 

                -  en aménageant les règles du jeu dans certains cas, ou la réglementation en vigueur.

               

                -  en s'attribuant (si possible), les services d'un médecin de club connaissant bien le hockey subaquatique et l'enfant, afin d'éviter tout risque médical.

 

        Au total, la formation d'entraîneur qualifié, et connaissant bien tous ces problèmes paraît  indispensable pour assurer, sans risque, la promotion du hockey subaquatique dans tous les clubs de la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins.

Ce sera alors le point de départ d'une formation en dehors des clubs, par le biais du sport scolaire, par exemple.

 

        Ce mémoire n'est, à priori, pas exhaustif. Il y a vraisemblablement des sujets qui n'ont pas été traités. Certains axes de recherche sont encore à promouvoir dans la pratique du hockey subaquatique chez l'enfant : exploration des possibilités de l'enfant en apnée, en travail anaérobie, de manière scientifique et rigoureuse...?

 

                                                                à suivre ...

 

                                                     

                                                                                                                         

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